Grève SNCF: les cheminots non-grévistes subissent "des pressions"

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Grève SNCF: les cheminots non-grévistes subissent "des pressions"

Publié le 13/04/2018 à 12:38 - Mise à jour à 12:46
© BERTRAND LANGLOIS / AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Alors que certains salariés de la SNCF entament leur troisième salve de protestation ce vendredi, certains continuent à travailler. Ces non-grévistes disent subir "des pressions" de la part de ceux qui sont engagés dans la grève.

Les tensions se font sentir entre les salariés de la SNCF. Depuis le début du mouvement de grève qui doit encore durer jusque fin juin prochain, les grévistes et non-grévistes auraient du mal à collaborer.

C'est ce qui ressort d'un entretien avec des cheminots qui ne participent pas à la vague de protestation, publié par Franceinfo ce vendredi 13.

Un homme, chef de traction sur le réseau sud-est de la SNCF, dit ressentir de grosses tensions avec ses collègues grévistes depuis le début du mouvement le 22 mars dernier.

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Il a expliqué qu'il était contre la réforme mais qu'il ne participait pas au mouvement car il ne se sentait "pas représenté par les syndicats qui sont hyper politisés et contre Macron coûte que coûte". "Certains grévistes ne respectent pas notre droit au travail, il y a des pressions, des menaces", a regretté le cheminot.

Lui voudrait "peser autrement qu'en faisant grève" et souffre de l'ambiance délétère qui s'est créée entre les deux "camps". "J'ai horreur de ces périodes. J'adore ce que je fais mais là, on se regarde tous en chiens de faïence. (…) Certains ne nous parlent plus, refusent de nous serrer la main ou de manger à côté de nous".

Un autre cheminot, conducteur de train, regrette l'absence de dialogue du côté des salariés grévistes comme du côté du gouvernement. "Pour l'instant, c'est du perdant-perdant, cette réforme. Les syndicats font de la propagande. Il y a des élections professionnelles à la rentrée et ils misent sur cette grève pour faire campagne et pour montrer qu'ils ont mené la bataille", a-t-il confié en indiquant qu'il était favorable à la réforme.

Lui aussi dit avoir remarqué des pressions sur son lieu de travail. "Il y a des intimidations informelles. Ils vont mettre les fiches d'intention dans les endroits où tout le monde passe, pour qu'on se sente visés", a-t-il expliqué avant d'ajouter que les cheminots ne participant pas au mouvement avaient constaté que leurs noms avaient été affichés dans les locaux. "La liste des jaunes, des renards, des traîtres".

Tous ont regretté cette "solidarité forcée" et le non-respect de leur "droit au travail".

Ce vendredi les cheminots font à nouveau grève. La vague de protestation durera aussi samedi 14. En tout, les syndicats ont prévu 36 journées de grève jusqu'au 28 juin à raison de deux journées de blocage tous les cinq jours.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les cheminots non-grévistes se plaignent des "menaces" et des "pressions" que leurs collègues grévistes leur font subir.

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