Gilles-William Goldnadel présente son "Manuel de résistance au fascisme d'extrême gauche"

Gilles-William Goldnadel présente son "Manuel de résistance au fascisme d'extrême gauche"

Publié le 21/01/2022 à 16:45
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Auteur(s): Laurence Beneux, pour FranceSoir
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L’avocat, chroniqueur et essayiste Gilles-William Goldnadel nous a reçus directement dans son cabinet pour nous présenter son dernier ouvrage, un petit livre au titre non exempt d’une forme de provocation : « Manuel de résistance au fascisme d’extrême gauche ».

Il explique « copier l’adversaire » afin de « retourner l’injure à son envoyeur pour qu'enfin, la honte change de camp ». Il utilise ainsi, « parce que c’est le prix à payer pour l’efficacité », le terme de « fascisme » dans son usage dévoyé, qui fait fi des circonstances historiques qui l’ont fait naître. Et il prétend concéder, avec le sous-titre « Les fachos ont changé de côté », que le fascisme serait l’apanage d’une droite extrême, alors même qu’il considère ce point de vue comme historiquement hautement discutable.

Avec ce petit manuel, Gilles-William Goldnadel donne des clefs de compréhension et des outils de « résistance » pour lutter contre une forme de « décérébration des esprits » d’autant plus insidieuse qu’elle résulte d'une propagande « soft », occultant certaines réalités et certains arguments tout en se focalisant sur d’autres, construisant ainsi un récit devenu mensonger à force de partialité.

Face à sa chute, la gauche est « devenue méchante »

Pour l’essayiste, fervent défenseur de la liberté d’expression, la gauche, tant politique que médiatique et artistique, ayant perdu son « magistère intellectuel et moral », a « renoncé à ses idées ou prétendues idées » et les a « troquées contre des injures, notamment le procès en fascisation ». Il dénonce une pseudo-générosité qui se cantonne généralement aux mots, sans être suivie d’actes, un conformisme intellectuel, dénué de courage, qui en est arrivé à défendre l’indéfendable, justifiant la violence de rue, l’intolérance, l’esprit de censure, le goût de l’exclusion et ne reculant pas devant la diabolisation de ce qui ne va pas dans son sens. Face à sa chute, la gauche est « devenue méchante ».

Il pointe notamment les dérives d’un service public, qu’il nomme malicieusement « sévice public » et d’une intelligensia artistique et intellectuelle, encensant contre vents et marées certaines communautés, présentées systématiquement comme les victimes d’un Français fantasmé à qui l'on prête tous les vices, et notamment un racisme incurable. Gilles-William Goldnadel dénonce un « antiracisme dévoyé », devenu raciste lui-même à force d’excès et d’expression à peine voilée d’une détestation du « mâle blanc ».

La mort de la justice française

L’avocat, qui a obtenu la condamnation de la présidente du Syndicat national de la Magistrature suite au scandale du « mur des cons » découvert dans les locaux de l’institution, déplore aussi la mort de la justice française. Il désigne, comme responsables de ce décès, la domination de l’idéologie au détriment de l’application de la loi et la « judiciarisation de tout », alors que des victimes de crimes ont déjà des difficultés à obtenir justice.

Les juges n’étant plus notés depuis une bonne vingtaine d’années, ils ne craindraient plus d’être censurés en appel, et se laisseraient aller à juger avec leur conception de l’équité, ouvrant ainsi la porte à un arbitraire mortel pour la sécurité juridique.

L’avocat accorde que la Cour de cassation reste un bastion, toujours debout, de l’application du droit, mais il y voit une « maigre consolation », les accusés victimes de l’idéologie régnante chez nombre de magistrats ayant eu le temps de perdre leur réputation, leur travail ou leur famille.

L’essayiste estime cependant que les gens ont largement acquis le « décodeur » de la dictature soft des médias dominants, et notamment du service public. Et plutôt que de céder à la colère, face aux outils de propagande déloyaux, il préconise, pour tous ceux qui entendent y résister, la pratique d’un « cambronisme tranquille » : « dire "merde" avec un grand sourire ».

Auteur(s): Laurence Beneux, pour FranceSoir

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Il faut « dire "merde" avec un grand sourire » !

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