Nouveau procès en appel sur le calvaire de la petite Fiona

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Nouveau procès en appel sur le calvaire de la petite Fiona

Publié le 29/01/2018 à 06:52 - Mise à jour à 14:44
© Thierry Zoccolan / AFP/Archives
PARTAGER :

Auteur(s): Par Karine ALBERTAZZI - Le Puy-en-Velay (AFP)

-A +A

La justice se penchait à nouveau lundi sur la disparition en 2013 de la petite Fiona, avec l'ouverture d'un nouveau procès en appel de sa mère et de l'ex-compagnon de celle-ci avec l'espoir de percer le mystère d'une affaire qui a bouleversé le pays.

Après une audience en appel à l'automne qui avait tourné au fiasco, ce nouveau procès, qui doit commencer en début d'après-midi, va tenter de faire la lumière sur le calvaire de la fillette, âgée de 5 ans en 2013, et dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Cécile Bourgeon, la mère condamnée à 5 ans de prison en première instance pour avoir menti pendant des mois en parlant d'un enlèvement de l'enfant, et Berkane Makhlouf, son ex-compagnon condamné à 20 ans de réclusion pour avoir porté des coups fatals à Fiona, sont à nouveau jugés pour coups mortels devant les assises de la ville du Puy-en-Velay.

Toujours en l'absence du corps de la victime, que les accusés disent avoir enterré dans une forêt. Et toujours avec un grand flou sur les faits: les deux anciens toxicomanes se rejettent la faute ou avancent l'hypothèse d'un accident.

En appel, les débats avaient avorté le 13 octobre dernier quand la défense avait quitté le palais de justice avec fracas, au motif que sa "probité" aurait été "mise en cause" par Me Marie Grimaud, l'avocate d'une association de protection de l'enfance, partie civile.

Acquittée des faits criminels en 2016, la mère de Fiona, détenue depuis 2013 comme Berkane Makhlouf, pourrait sortir de prison en février en cas de verdict similaire en appel - il est attendu le 9 février.

Mais l'audience promet d'être encore agitée avec trois nouveaux témoins cités par Me Marie Grimaud. "Il y a un certain nombre de détails qui avaient échappé à l'attention des uns et des autres et qui me semblent être la clé de ce qu'a vécu Fiona. Je compte bien les exploiter pour obtenir la vérité", a prévenu l'avocate.

Auteur(s): Par Karine ALBERTAZZI - Le Puy-en-Velay (AFP)


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


A l'automne, une première audience d'appel avait tourné au fiasco. L'affaire Fiona revient lundi devant les assises de Haute-Loire avec l'espoir de percer le mystère de la fillette disparue en 2013, et le risque d'une nouvelle querelle entre avocats.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-