Noyade de Saint-Cyr en 2012: jusqu'à deux ans avec sursis requis et une relaxe

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Noyade de Saint-Cyr en 2012: jusqu'à deux ans avec sursis requis et une relaxe

Publié le 26/11/2020 à 11:00 - Mise à jour à 13:02
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Rennes

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Le parquet a requis jeudi de trois mois à deux ans de prison avec sursis contre six militaires ainsi que la relaxe du général Francis Chanson, jugés à Rennes pour l'homicide involontaire d'un élève officier, noyé en 2012 à l'école de Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan).

"La transmission des traditions sans un contrôle effectif devait tôt ou tard entraîner la mort d'un élève (...) Le bilan de cette nuit tragique aurait pu être d'une toute autre ampleur", a lancé le procureur Philippe Astruc dans son réquisitoire.

"Cette semaine a apporté un regard blafard sur l'école militaire de Saint-Cyr", a ajouté le magistrat, qui a évoqué une "tragédie", une "bérézina".

Il a requis la peine la plus élevée (deux ans avec sursis) à l'encontre de l'ancien commandant de bataillon Hervé Wallerand, 49 ans, chargé des élèves de 2e année à l'époque des faits, puis des peine allant de trois mois avec sursis à 18 mois avec sursis à l'encontre de cinq élèves officiers, aujourd'hui âgés de 28 à 31 ans.

Il n'a en revanche pas estimé que le général Francis Chanson, 58 ans, alors en charge de la formation, avait commis une "faute caractérisée" de nature à engager sa responsabilité pénale.

Jallal Hami s'était noyé dans la nuit du 29 au 30 octobre 2012, en traversant un étang lors d'une soirée de "bahutage", c'est-à-dire "de transmission des traditions de l'école".

Ayant pour thème le débarquement des Alliés en Provence, cette activité était organisée par des élèves de l'école à l'intention des nouveaux incorporés, qui devaient traverser un étang à la nage, de nuit, sur une distance de 43 mètres, avec casques et rangers, dans une eau à 9°C.

Se jetant à l'eau tous en même temps, alors que résonnait la Walkyrie de Wagner, de nombreux élèves se sont vite retrouvés en difficulté, buvant la tasse, s'agrippant les uns aux autres dans un "embouteillage de nageurs".

Le soir du drame, des bouées avaient été lancées par les organisateurs pour extirper les élèves, avant que Jallal Hami ne soit signalé manquant. Prévenus une heure plus tard, les pompiers repèreront son corps près de la berge à 02H35 du matin.

Le procès doit se terminer vendredi. Le jugement sera mis en délibéré. Les prévenus encourent une peine maximale de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Auteur(s): Par AFP - Rennes

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Trois des sept militaires qui comparaissent après la noyade d'un sous-officier en 2012, le 23 novembre 2020 à Rennes

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