Grève du 26 janvier dans les écoles : pourquoi les enseignants sont appelés à la grève

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Grève du 26 janvier dans les écoles : pourquoi les enseignants sont appelés à la grève

Publié le 26/01/2021 à 11:26 - Mise à jour à 11:27
© Thomas SAMSON / AFP/Archives
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Auteur(s): FranceSoir
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De nombreux élèves n’ont pas classe ce mardi 26 janvier. Les syndicats appellent à la grève pour exiger une véritable revalorisation salariale et un changement de politique en matière d'éducation.

L'appel à la grève a été lancé par six syndicats d’enseignants. C’est d’ailleurs assez rare pour être souligné : FSU, FO, la CGT, Sud Education, SNCL (le syndicat national des collèges et lycées) et SNALC (Syndicat national des lycées et collèges), qui représentent trois enseignants sur quatre, ont décidé d’unir leurs forces et espèrent ainsi frapper un grand coup.

Dans le premier degré, le SNUipp annonce qu’un enseignant sur trois doit être gréviste. Aux cortèges formés par les professeurs devraient également se joindre les infirmières scolaires, ainsi que les lycéens et les étudiants.

Une revalorisation des salaires jugées largement insuffisante
Parmi leurs nombreuses revendications, évoquons notamment une revalorisation des salaires. Selon les syndicats, le gel indiciaire depuis 2010 a fait perdre 15% de pouvoir d’achat aux enseignants. L’an dernier, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a choisi de revaloriser les salaires des profs en début de carrière. Si c’est un premier pas, les enseignants ont rapidement fait le calcul : cette revalorisation ne touchera finalement que 31% d'entre eux. Les autres doivent se contenter de la prime d’équipement informatique qui s’élève à 150€ par an, soit 12,50€ par mois.

Le ras-le-bol face à la gestion de la crise sanitaire
Ils réclament également un changement de la politique éducative, jugée trop libérale. Et les syndicats comptent profiter de cette journée de grève pour faire part de leur épuisement lié à la crise sanitaire. Flou sur les chiffres de contamination, protocoles sanitaires fluctuants, distanciation impossible à respecter dans les cantines, incertitudes sur les tests, les masques et le baccalauréat… les sources de frustrations et d’incertitudes sont nombreuses pour les enseignants depuis maintenant près d’un an.

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Auteur(s): FranceSoir

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