Notre-Dame-des-Landes: qui est pour et qui est contre l'aéroport?

Notre-Dame-des-Landes: qui est pour et qui est contre l'aéroport?

Publié le 23/06/2016 à 10:50
©Jean-Sébastien Evrard/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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A quelques jours du référendum sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les collectivités locales, certains partis politiques comme les socialistes, les Républicains et les communistes, des acteurs économiques et quelques associations soutiennent le projet. Ils doivent faire face à l'opposition des agriculteurs, des écologistes, de certains riverains, des altermondialistes et des anarchistes.

Les principaux partisans et opposants au transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, sont soumis à une consultation des électeurs de Loire-Atlantique le 26 juin. Qui sont-ils?

Le camp des "oui"

- L'ensemble des collectivités locales: deux régions (Pays de la Loire, Bretagne), cinq départements (Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine, Morbihan, Mayenne, Maine-et-Loire), cinq agglomérations (Nantes, Saint-Nazaire, presqu'île de Guérande, Rennes, Angers), et dix communautés de communes, réunies au sein du Syndicat mixte aéroportuaire. Six de ces 22 collectivités participent au financement de la future plateforme et de sa desserte routière, aux côtés de l'Etat et du concessionnaire.

- Des partis politiques: cher à l'ancien Premier ministre socialiste et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, le projet, relancé au début des années 2000 sous le gouvernement Jospin, est soutenu par le Parti socialiste (PS), mais aussi Les Républicains (LR) et le Parti communiste français (PCF).

- Les acteurs économiques: la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Nantes/Saint-Nazaire, des organisations professionnelles, dont le Medef et la CGPME, les fédérations du bâtiment, des travaux publics et des transports. Le 14 novembre 2014, entre 1.000 et 3.000 employeurs et salariés des travaux publics s'étaient réunis devant la préfecture, à Nantes, pour réclamer le lancement "immédiat" des travaux de l'aéroport.

- Des associations et des collectifs : l'association Des ailes pour l'Ouest, l'Acsan (Association contre le survol de l'agglomération nantaise), et le Coceta, un nouveau collectif regroupant des citoyens de Saint-Aignan-de-Grandlieu, commune survolée par les avions.

Le camp des "non"

- Les agriculteurs: au cœur de la lutte avec la création dès 1973 du premier mouvement d'opposition à l'aéroport, l'Adeca (Association de défense des exploitants concernés par l'aéroport), les paysans qui ont refusé de céder leurs terres à l'amiable sont soutenus par plusieurs organisations professionnelles agricoles, dont la Confédération paysanne, réunies au sein d'un collectif, le Copain 44.

- La coordination des opposants: autour de l'Acipa, une association de riverains créée en 2000, gravitent plus de 50 organisations, des associations de protection de l'environnement (France Nature Environnement, Ligue de protection des oiseaux, Fondation Nicolas Hulot, Naturalistes en lutte), un collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport, le Cédpa, des syndicats (CGT, Solidaires) et des mouvements politiques.

- Les écologistes: approuvé à la fin des années 1990 dans une optique de décentralisation du trafic parisien par la ministre écologiste Dominique Voynet, le projet est depuis fortement combattu par les Verts et il est source de dissensions avec les socialistes. Le Front national (FN), le MoDem et le Parti de gauche y sont également opposés.

- Les zadistes: altermondialistes, anti-capitalistes, anarchistes, les occupants de la "Zone à défendre" ne prennent pas (officiellement) part à la campagne en vue de la consultation, mais poursuivent les "chantiers" sur la zone dédiée au projet d'aéroport.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Le premier mouvement d'opposition à l'aéroport date de 1973.

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