Brexit: les dirigeants européens assurent que la "porte reste ouverte" si Londres change d'avis

Brexit: les dirigeants européens assurent que la "porte reste ouverte" si Londres change d'avis

Publié le 16/01/2018 à 14:34 - Mise à jour à 14:40
© EMMANUEL DUNAND / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Ce mardi, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker ont déclaré, chacun de leur côté, que tout peut encore changer si les Britanniques renoncent finalement au Brexit. Au Royaume-Uni, l'idée d'un nouveau référendum fait son chemin.

Est-ce un simple échange diplomatique de courtoisie emprunt de regrets ou une véritable main tendue qui ouvre de nouvelles perspectives? Ce mardi 16, Donald Tusk le président du Conseil européen a ouvertement déclaré à Strasbourg que le Brexit peut encore être évité. "Si le gouvernement britannique s'en tient à sa décision de se retirer, le Brexit deviendra une réalité avec toutes ses conséquences négatives en mars de l'année prochaine, sauf s'il y un changement d'avis de la part de nos amis britanniques. Sur le continent européen, nos cœurs vous sont toujours ouverts" a déclaré celui qui préside l'institution regroupant les chefs d'Etat de l'Union européenne.

Une déclaration sur laquelle un autre dirigeant de premier plan de l'UE a emboîté le pas. Jean-Claude Jucker, le président de la Commission européenne a déclaré que les propos de Donald Tusk confirment que "la porte restait ouverte" et qu'il aimerait "qu'on l'entende à Londres". "N'est-ce pas David Davis (le ministre britannique en charge de négocier le Brexit) lui-même qui a dit que si une démocratie ne peut pas changer d'opinion, elle cesse d'être une démocratie? Sur le continent, nous n'avons pas changé d'avis" a lancé Jean-Claude Juncker.

Lire aussi: Un Brexit sans accord coûterait à l'Ecosse 8,5% de son PIB

Au Royaume-Uni également, les positions semblent branlantes face à un Brexit qui apparaît difficile pour les Britanniques (et qui a déjà affecté les prix de l'immobilier à Londres). Ironie du sort (ou stratégie politique), même les plus fervents partisans de la sortie de l'Europe envisagent un nouveau référendum… pour faire taire ceux qui contestent les résultats du premier. L'eurodéputé Nigel Farage avait ainsi expliqué le 11 janvier sur un plateau de télévision qu'il "en arrive au point de penser que peut-être, vraiment peut-être, nous pourrions avoir un deuxième référendum sur l'appartenance à l'UE. (...) Cela mettrait fin une fois pour toute au problème pour une génération".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




L'Europe est toujours prête à voir le Royaume-Uni faire machine arrière.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-