La Corée du Nord désigne son « principal ennemi » : les Etats-Unis d’Amérique

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FranceSoir
Publié le 12 janvier 2021 - 08:38
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Kim Jong Un, le président Nord Coréen
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KCNA VIA KNS / AFP
Kim Jong Un, le dirigeant nord-coréen adresse ses messages au futur président américain
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La Corée du Nord organise actuellement le 8ème congrès du Parti du Travail. C’est l’occasion pour les dirigeants du pays d’afficher une attitude hostile vis-à-vis de leur « principal ennemi » : les Etats-Unis d’Amérique.

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un, aurait préféré la réélection du président américain, Donald Trump, avec lequel une véritable relation personnelle s’était nouée. Celle-ci n’avait certes pas permis d’apaiser les tensions, mais alors que Pyongyang accueille le 8ème congrès du Parti du travail, Kim Jong Un a adressé, à travers ses discours, un message à la nouvelle administration de Joe Biden. Après l’Iran, la Corée du Nord entend bien faire entendre sa voix, quitte à se montrer plus menaçante.

Une mise en garde ou une menace de la Corée du Nord ?

Le dirigeant nord-coréen a ainsi pu réaffirmer l’ambition du pays de se doter d’un sous-marin nucléaire mais aussi de renforcer (encore) ses capacités nucléaires et balistiques. Soufflant le chaud et le froid, Kim Jong Un a souligné qu’il était prêt à « répondre à la force par la force ».

Refusant la condition, imposée par les Etats-Unis, d’un désarmement nucléaire pour reprendre les négociations, il a également mis en garde Séoul d’une attitude, qu’il juge hostile (La Corée du Sud organise, chaque année, des exercices militaires avec les forces armées américaines). Et, le dirigeant nord-coréen laisse planer le doute : si Washington ne revient pas sur cette exigence de la dénucléarisation, Pyongyang pourrait reprendre prochainement ses essais balistiques.

C’est donc un autre dossier chaud sur la scène internationale, qui attend Joe Biden lors de son investiture. D’autant plus que les crises économiques, qui gangrènent la Corée du Nord depuis des décennies, ont poussé ce dernier à renforcer leur dépendance vis-à-vis de la Chine, un autre pays avec lequel le prochain président des Etats Unis devra renouer le dialogue.

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