En réponse à des vidéos chocs, Darmanin et les forces de l’ordre montrent les muscles à Grenoble

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En réponse à des vidéos chocs, Darmanin et les forces de l’ordre montrent les muscles à Grenoble

Publié le 27/08/2020 à 10:13 - Mise à jour à 10:14
PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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Le bilan de l’opération menée mercredi soir dans le quartier du Mistral à Grenoble, après la diffusion de deux vidéos montrant des dealers lourdement armés, est plutôt maigre.
 
Cinquante consommateurs de stupéfiants ont été contrôlés, et deux scooters saisis. En présence du préfet de l’Isère, une quarantaine de policiers secondés par des renforts lyonnais et une compagnie de gendarmes mobiles se sont déployés dans le quartier grenoblois du Mistral. 
 
Il s’agissait en réalité d’une demande express du ministre de l’Intérieur. Gérald Darmanin entendait ainsi réagir à la diffusion de deux vidéos rapidement devenues virales : elles mettaient en scène des hommes encagoulés et équipés d’armes de guerre dans ce même quartier de Grenoble. 
 
 
Sur place, le préfet Lionel Beffre commentait ces vidéos :
 
« Nous ne savons pas si ces images étaient destinées à impressionner l’Etat, mais si c’est le cas, nous ne nous laissons pas impressionner. Ils veulent occuper le territoire, eh bien nous aussi ». 
 
Opération de communication
 
Au Mistral, certains jeunes évoquent le tournage d’un clip-vidéo pour justifier les images chocs de la veille. Il n’en reste pas moins que le quartier est bien une plaque tournante du trafic de drogue à Grenoble. Une guerre de territoire s’y déroulerait d’ailleurs, comme dans d’autres quartier, depuis plusieurs mois.
 
Depuis juin, une flambée de violence touche la ville. Pas moins de sept fusillades, dont trois mortelles, ont éclaté entre le 27 juin et le 4 août, effectivement sur fond de trafic de stupéfiants selon les forces de l’ordre. 
Cela fait d’ailleurs des semaines que les syndicats de polices dénoncent « une situation alarmante » et réclament des moyens supplémentaires. 
 
Il a donc fallu attendre que des vidéos fassent le buzz pour que le ministre de l’Intérieur réagisse par une opération fortement médiatisée. Un comportement dénoncé dans la foulée par le maire de Grenoble pour qui « le travail se fait au quotidien ».
 
Invité de BFM TV ce jeudi matin, Eric Piolle a ainsi estimé :
 
« Rentrer dans cette logique de guerre de provocation avec les dealers pour des raisons de communication, c’est malsain »
 

Auteur(s): FranceSoir


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Des gendarmes mobiles déployés mercredi soir dans le quartier du Mistral

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