Fausse alerte attentat: la piste d'un acte de malveillance privilégiée

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 18 septembre 2016
Mis à jour le 18 septembre 2016
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Attentats Police Patrouille Paris
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©Yves Herman/Reuters
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse".
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L'enquête se poursuit ce dimanche sur l'origine de la fausse alerte attentat qui a conduit à une importante opération de police, samedi à Paris. Les enquêteurs s'orientent vers un acte de malveillance.

Les enquêteurs penchent pour la thèse d'un acte malveillant au lendemain de la fausse alerte terroriste qui a provoqué une vaste opération des forces de l'ordre dans le centre de Paris, a indiqué ce dimanche 18 à l'AFP une source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse", a indiqué cette source. "Les enquêteurs cherchent à déterminer les conditions dans lesquelles cette alerte a été donnée et s'orientent vers une fausse alerte malveillante", a déclaré la même source.

C'est un appel à la police, à 15h39, donnant l'alerte sur une possible prise d'otages en cours à l'église St-Leu, située dans le quartier des Halles, qui a déclenché cette vaste opération de police, avec intervention de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avait indiqué samedi le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le secteur avait été bouclé et des habitants évacués ou confinés.

Via l'application pour smartphone SAIP (Système d'alerte et d'information aux populations), les autorités avaient délivré un message "église - alerte attentat". En pleine menace d'attentats, cette vaste opération des forces de l'ordre avait créé un important émoi, notamment sur les réseaux sociaux, avant que l'alerte ne soit levée.

Le 26 juillet, un prêtre avait été assassiné en pleine messe par deux jeunes jihadistes dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen.