Georges Tron, ancien secrétaire d'Etat UMP, renvoyé aux assises pour viols et agressions sexuelles

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MM
Publié le 15 décembre 2014 - 16:43
Mis à jour le 16 décembre 2014 - 11:10
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L'ancien secrétaire d'Etat, Georges Tron, va être jugé aux assises pour viols et agressions sexuels.
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©Fayolle Pascal/Sipa
L'ancien secrétaire d'Etat, Georges Tron, va être jugé aux assises pour viols et agressions sexuelles.
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Georges Tron devrait être renvoyé devant les assises pour des faits de viols et d'agressions sexuelles remontant à 2011, et dont il avait été blanchi en 2013. La Cour d'appel de Paris a infirmé ce lundi l'ordonnance de non-lieu dont il bénéficiait.

C'est un coup dur pour Georges Tron. La Cour d'appel de Paris a contesté ce lundi l'ordonnance de non-lieu dont l'ancien secrétaire d'Etat à la fonction publique avait bénéficié à l'issue de l'enquête il y a un an. Il sera donc jugé pour viols et agressions sexuelles devant les assises sur deux anciennes employées municipales de la commune de Draveil dans l'Essonne, dont il est le maire depuis 1995.

Son ancienne adjointe à la Culture, Brigitte Gruel, comparaîtra également devant le tribunal. L'affaire a commencé le 25 mai 2011 avec les plaintes de deux anciennes employées de la mairie de Draveil, pour "harcèlement sexuel" à l'encontre de Georges Tron, alors secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique et maire de la ville. Elles accusent l'édile de s'être livré à de multiples reprises à des "gestes déplacés" au prétexte de réflexologie plantaire (massage thérapeutique des pieds), qui auraient alors dégénérés en agression sexuelle.

François Fillon, alors Premier ministre, le poussera à démissionner de son poste de secrétaire d'Etat le 29 mai 2011. Le 7 octobre 2011, son ancienne assistante parlementaire en circonscription porte plainte contre lui pour harcèlement moral; elle expliquait subir des pressions pour faire des déclarations concordantes avec celles de Georges Tron dans l'enquête pour viol. Le maire de Draveil a toujours clamé son innocence. Il avait bénéficié d'un non-lieu en décembre 2013. Les plaignantes avaient fait appel. Ce lundi, la décision est donc cassée et un procès aux assises pourrait avoir lieu.