Mort de Zyed et Bouna: les deux policiers poursuivis définitivement relaxés

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Mort de Zyed et Bouna: les deux policiers poursuivis définitivement relaxés

Publié le 18/05/2015 à 15:59 - Mise à jour à 16:05
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Auteur(s): DD.
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Dix ans de procédure judiciaire viennent de se terminer: les deux policiers accusés de non-assistance à personne en danger dans l'affaire de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré ont été relaxés. Point final de ce qui a commencé comme un fait divers et s'est terminé par trois semaines d'émeutes urbaines en France.

La fin d’un feuilleton judiciaire qui a duré dix ans, avec bien entendu les conséquences sociales que furent les émeutes de 2005, vient d'être annoncé. Le tribunal correctionnel de Rennes a relaxé ce lundi les deux policiers qui étaient poursuivis pour non-assistance à personne en danger.

Rappel des faits: Zyed Benna, Bouna Traoré, et un troisième jeune, Muhittin Altun, lors d’une course poursuite avec la police dans une cité de Clichy-sous-Bois se sont réfugiés dans un site EDF à l’entrée protégée par un grillage. Un arc électrique s’était alors formé, tuant Zyed et Bounna et blessant grièvement Muhittin qui survivra à ses blessures.

"S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau" avait dit à ce moment-là Sébastien Gaillemin sur sa radio à sa collègue Stéphanie Klein. C’est sur cette phrase que s’est articulée toute l’affaire. Pour l’accusation et les parties civiles, elle indique en effet que les deux policiers savaient que les trois jeunes étaient rentrés sur le site, et couraient donc un danger de mort imminent, face auquel les agents n’auraient rien fait. La défense, elle, estimait que cette phrase n’indique en rien que les policiers savaient où se cachaient les jeunes, une thèse appuyée par le fait que Sébastien Gaillemin aurait lui-même recherché les trois fuyards, sans les trouver, dans le site EDF. Une enquête interne à la police avait d’ailleurs conclu à l’absence de responsabilité des deux agents qui n’ont jamais été sanctionnés par leur hiérarchie.

Une première procédure judiciaire avait aboutit sur un non-lieu prononcé par la Cour d’appel de Paris en 2011. Mais coup de théâtre en 2012, la Cour de cassation annule la décision, appelant un nouveau procès. La relaxe finalement prononcée par le tribunal correctionnel de Rennes n’est plus susceptible d’appel et l’affaire est donc définitivement terminée.

Auteur(s): DD.

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La décision met fin à dix ans de procédure judiciaire.

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