Chômage des jeunes: la France, mauvais élève en Europe

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 05 octobre 2016
Mis à jour le 05 octobre 2016
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Une file d'attente à Pole Emploi.
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En France, le taux de jeunes sans emploi et sans formation n'a pas reculé depuis 2013.
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D'après un rapport de l'OCDE, publié ce mercredi, le nombre de jeunes sans emploi et sans formation reste élevé en France par rapport à ses voisins européens. L'organisme recommande plus d'investissements dans l'apprentissage et le suivi des jeunes en décrochage scolaire.

Le nombre de jeunes sans emploi et sans formation reste élevé en France par rapport à ses voisins européens, souligne un rapport de l'OCDE publié ce mercredi 5, qui recommande plus d'investissements dans l'apprentissage et le suivi des jeunes en décrochage scolaire. "Il devient de plus en plus difficile pour les jeunes peu qualifiés de trouver un emploi, et à plus forte raison un emploi stable", déplore dans un communiqué Stefano Scarpetta, directeur des affaires sociales à l'Organisation de coopération et de développement économique.

L'édition 2016 du Panorama de la société, un rapport que l'OCDE produit tous les deux ans, se penche notamment sur le chômage des jeunes dans les 35 pays membres. En France, contrairement aux autres pays de l'OCDE et de l'Union européenne, le taux de jeunes sans emploi et sans formation n'a pas reculé depuis 2013 et reste élevé à près de 16%, près du double de l'Allemagne. Cela représente 1,8 million de jeunes sans emploi et sortis du système éducatif en 2015, soit près de 270.000 de plus qu'en 2008.

Les jeunes sans emploi sont en grande majorité peu qualifiés puisque près de 80% n'ont pas atteint le niveau bac. A l'inverse, seuls 16% des jeunes diplômés de l'université étaient au chômage ou inactifs en 2014. "Aujourd'hui, un jeune qui ne termine pas le lycée, c'est un énorme handicap dans tous les pays et en particulier en France", a affirmé Stéphane Carcillo, économiste à l'OCDE, au cours d'une conférence de presse, précisant que le chômage des jeunes n'est pas une situation transitoire puisque près de la moitié reste en moyenne plus d'un an sans emploi.

Principale recommandation du rapport: lutter contre le décrochage scolaire à travers un meilleur suivi des élèves en décrochage, en renforçant notamment les échanges entre les écoles et les services sociaux. "Il faut fermer le robinet à décrocheurs", a exhorté l'économiste. Il a appelé à une réforme du système scolaire "profondément inégalitaire", alors que la France a un taux d'échec scolaire relativement élevé puisque près de 15% des 25-34 ans n'ont pas fini le lycée, contre 2% par exemple pour la Corée du Sud.