Le projet de rupture conventionnelle collective de Pimkie discuté avec les syndicats ce lundi

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 08 janvier 2018 - 13:56
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Les magasins traditionnels "en dur" souffrent de la concurrence du commerce en ligne
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© Ben Gabbe / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives
Les salariés de Pimkie devraient être fixés sur leur sort au début du mois de février.
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La chaîne de prêt-à-porter Pimkie organise ce lundi un comité d'entreprise exceptionnel pour présenter aux syndicats son projet de rupture conventionnelle collective. Les effectifs pourraient être réduits sous peu.

L'entreprise Pimkie est la première à mettre en place une rupture conventionnelle collective, une nouvelle mesure issue des ordonnances pour la réforme du code du travail, ce lundi 8. En effet, le groupe a organisé un comité d'entreprise exceptionnel pour présenter son projet aux syndicats, représentants des salariés, inquiets pour l'avenir de certains emplois.

Ce projet de réduction de l'emploi pourrait concerner 200 personnes sur les 1.900 qu'emploie Pimkie en France selon les syndicats. La CGT, citée par Le Figaro, a d'ailleurs expliqué que les salariés seraient fixés sur leur sort dès le début du mois de février puisque trois autres réunions sont prévues d'ici-là entre la direction et les syndicats pour arriver à un accord sur ces départs qui devront être volontaires.

A voir aussi: Des entreprises font un premier pas vers les ruptures collectives

Le groupe a expliqué cette décision par des difficultés économiques. En effet depuis 2015, l'entreprise est déficitaire et les pertes enregistrées par Pimkie s'élèvent à 45 millions d'euros.

Cette mesure de rupture conventionnelle collective est effective depuis le 22 décembre dernier, Pimkie sera donc la première entreprise à y avoir recours en France mais PSA devrait bientôt suivre son exemple.

Ce point, qui fait partie des ordonnances du gouvernement visant à réformer le code du travail, est censé faciliter le départ des salariés dans une entreprise. Cependant, il faut que la direction trouve un accord avec tous les représentants des salariés pour qu'un plan de départs volontaires soit envisageable. Dans le cas de Pimkie, seule la CGT fait opposition au projet de la direction en refusant de signer l'accord.

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