Le Sénat valide l'interdiction de la publicité dans les programmes pour enfants

Le Sénat valide l'interdiction de la publicité dans les programmes pour enfants

Publié le 08/12/2016 à 14:53 - Mise à jour à 14:59
©Catherine Delahaye/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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La proposition de loi du sénateur EELV André Gattolin visant à interdire la diffusion de pubs dans les programmes pour enfants, sur le service public, a été définitivement adoptée mercredi. Le texte sera applicable à partir de 1er janvier 2018.

Le Parlement a adopté mercredi 7 un texte de loi visant à interdire les publicités dans les programmes pour enfants de moins de 12 ans, après un ultime vote du Sénat. Il s'agissait d'un vote en deuxième lecture, l'Assemblée nationale ayant renvoyé le projet de loi tel quel.

Cette interdiction, qui ne concerne que le service public, ne sera toutefois effective qu'à partir du 1er janvier 2018.

André Gattolin, sénateur EELV à l'origine de ce texte de loi, s'est réjoui de cette nouvelle mercredi en publiant une photo juste après que le résultat du vote soit tombé.

En janvier 2018, les programmes pour enfants ne pourront plus être précédés ni suivis d'annonces commerciales suivant un lapse de temps de 15 minutes. Ils ne seront évidemment pas non plus entrecoupés de publicités. Ceci vaut aussi pour les sites Internet.

Pour André Gattolin, cette loi comporte un véritable enjeu de santé car la promotion d'aliments ou de boissons trop sucrés ont une influence sur les habitudes alimentaires des enfants. "Toutes les études montrent le lien entre publicité et obésité infantile" a-t-il notamment déclaré.

Mais cela concerne également les pubs pour les jeux et jouets, qui fidélisent les enfants à certaines marques et jouent sur leur crédulité pour faire du chiffre. Ce qui peut créer des tensions dans les familles. "Le marketing de la rareté crée un sentiment de tension dans la famille à l'approche de Noël" a expliqué André Gattolin.

Le coût de cette mesure a freiné les élus socialistes et communistes. Le ministère de la Culture évoquait une perte de 20 millions d'euros pour la télévision publique. C'est 13,5 millions selon André Gattolin. "Une bagatelle au regard des 2 milliards d'euros de recette publicitaire".

Au départ du projet, Fleur Pellerin alors ministre de la Culture, y était opposé. Mais l'arrivée de Audrey Azoulay a débloqué la situation.
 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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A partir de janvier 2018, les enfants de 12 ans ne devraient plus être gênés par les publicités pendant leurs dessins animés.

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