Mai 1945, la capitulation de l’Allemagne (VIDEO)

Mai 1945, la capitulation de l’Allemagne (VIDEO)

Publié le 09/05/2015 à 14:04 - Mise à jour le 08/05/2019 à 11:33
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Auteur(s): Jean-Michel Comte
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C’est en deux temps, les 7 et 8 mai 1945, que l’Allemagne nazie a capitulé face aux Alliés, mettant fin aux combats de la Seconde guerre mondiale sur le sol européen. A l’époque, "France-Soir", successeur du journal "Défense de la France" né sous l’Occupation, n’avait que six mois d’existence.

La fin de la Seconde guerre mondiale en Europe. "Capitulation sans conditions", titre France-Soir sur toute la largeur de son numéro spécial du lundi 7 mai 1945, une "édition victoire", en citant le ministre allemand des Affaires étrangères.

A l’époque, l’AFP n’avait que quelques mois d’existence et ce sont donc deux agences de presse américaines qui ont annoncé la nouvelle: "Les agences ’’United Press’’ et ’’Associated Press’’ nous communiquent à 14 heures 35: Prenant la parole au début de l’après-midi à la radio de Flensburg, sur l’ordre de l’amiral Doenitz, M. Schwerin von Krosijk, ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, annonce que le haut commandement allemand a accepté la reddition sans conditions de toutes les forces combattantes allemandes".

"La grande nouvelle est imminente…", poursuit France-Soir. "D’après l’ensemble de la presse britannique, aussi bien le ’’Daily Herald’’ que le ’’Daily Mail’’, le ’’Daily Mirror’’, le ’’News Chronicle’’, etc., avant vingt-quatre heures –c’est à dire avant la fin de l’après-midi de demain– on attend dans les capitales alliées que les chefs d’Etat ou de gouvernement annoncent à leurs peuples que tout combat organisé a cessé en Europe, l’amiral Doenitz ayant offert la reddition sans condition des armées et de la marine allemande".

La capitulation allemande se fera en deux temps: le 7 mai à Reims, signée par le général Alfred Jodl, et le 8 mai à Berlin, signée par le maréchal Wilhelm Keitel.

Sur sa colonne de gauche, France-Soir publie les photos des quatre dirigeants des pays vainqueurs: Joseph Staline, Charles de Gaulle, Winston Churchill et Franklin Delano Roosevelt, "celui qui n’aura pas vu la victoire" car il est mort d’une hémorragie cérébrale moins d’un mois auparavant, le 12 avril.

Sur la droite de sa première page, le journal de Pierre Lazareff dresse la chronologie de "6 ans de guerre contre l’Allemagne", sous la photo du commandant des forces alliées en Europe, avec cette légende: "Le rire du vainqueur: ’’Ike’’ Einsenhower".

Et l’éditorial de Une, titré "Le jour est venu…", est signé du grand journaliste et écrivain Joseph Kessel,  co-auteur avec Maurice Druon des paroles du Chant des partisans.

"Tant de journées et tant de journées, tant de nuits et tant de nuits à vivre, à penser dans la guerre (…). Les enfants nés au mois de septembre de l’année 1939 ont aujourd’hui près de six ans", écrit-il.

"Mais le jour est venu où les hommes d’Europe, brûlés par toutes les foudres de l’Apocalypse et incapables de compter leurs morts sans nombre, vont pouvoir se réveiller et s’endormir, et ne pas se demander: quel ami, quelle cité, quelle nation a, ce soir ou ce matin, cessé d’être? Les hommes de notre temps".

Ce lundi 7 mai 1945 aura été le "2.076e jour de la guerre", rappelle dans un encadré France-Soir, qui avait publié son premier numéro le 8 novembre 1944 et mentionne, sous son nom, le journal dont il avait pris le relais: "Défense de la France, fondé sous l’Occupation (14 juillet 1941)".

Il faudra attendre la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945, pour que cesse officiellement la Seconde guerre mondiale.

(Voir ci-dessous la vidéo d’archive de la signature de la capitulation allemande):

 

Auteur(s): Jean-Michel Comte

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La Une du numéro spécial "Edition Victoire" du lundi 7 mai 1945.

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