Benalla et Crase ont pu se parler plus d'une heure au Palais de justice

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La rédaction de France-Soir
Publié le 25 février 2019 - 15:40
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Vincent Crase et Alexandre Benalla devant la commission d'enquête du Sénat le 21 janvier 2019 à Paris (PHOTO MONTAGE)
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© Alain JOCARD, Bertrand GUAY / AFP/Archives
Alexandre Benalla et Vincent Crase se sont retrouvés dans la même cellule pendant plus d'une heure au palais de justice de Paris mardi 19.
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A la suite d'une bourde considérable, Alexandre Benalla et Vincent Crase se sont retrouvés dans la même cellule pendant plus d'une heure au palais de justice de Paris mardi 19. Les deux hommes ont pu échanger tranquillement pendant une heure. 

C'est une erreur à peine croyable. Le 19 février dernier, alors qu'ils étaient sur le point d'être entendus par le juge des libertés, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été placés dans le même box au palais de justice de Paris et ont pu tranquillement échanger pendant une bonne heure. Comble, les deux hommes étaient entendus ce jour-là pour avoir enfreint l'interdiction qui pesait sur eux d'entrer en contact l'un avec l'autre dans le cadre de leur contrôle judiciaire.

Comme l'explique RTL, qui rapporte l'information, "le mail qui transmet les consignes des magistrats n’a pas été envoyé, et les policiers qui escortent les deux comparses n’ont pas d’instructions. Les deux hommes sont donc placés dans un box commun destiné aux entretiens avec les avocats. Et comme leur interdiction de communiquer n’a pas non plus été spécifiée ils échangent, ils parlent pendant plus d’une heure". Ce n'est qu'au bout de cette heure que des magistrats réalisent ce qui se passent et que les deux hommes sont finalement séparés.

La radio a tenté de se faire expliquer la situation par la présidence du tribunal qui s'est fendue d'un "pas de commentaire".

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Les deux hommes ont finalement été incarcérés mardi 19, à la suite d'une décision d'un juge des libertés et de la détention saisi par les magistrats instructeurs en charge de l'enquête sur les violences qui leur sont reprochées au cours des manifestations du 1er-Mai. Ils avaient été convoqués le matin même au tribunal de Paris, conséquence de la révélation par Mediapart d'enregistrements clandestins d'une conversation entre les deux hommes, datée du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et alors que la justice leur avait interdit d'entrer en contact.

La défense d'Alexandre Benalla conteste la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon elle ni d’écoutes judiciaires, ni d’écoutes administratives. Ses avocats ont déposé une plainte le 14 février pour "détention illicite d'appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée", "atteinte à la représentation de la personne" et "faux".

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