Michel Sapin: "la France est en reprise de croissance"

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Michel Sapin: "la France est en reprise de croissance"

Publié le 14/08/2015 à 09:22 - Mise à jour à 09:30
©Charles Platiau/Reuters
PARTAGER :

Auteur(s): VL

-A +A

Michel Sapin était ce vendredi matin l'invité de France Inter. Le ministre des Finances a jugé que les objectifs de croissance seraient atteints en 2015 malgré la croissance nulle au deuxième trimestre. Il est également revenu le dernier plan d'aide à la Grèce de 86 milliards d'euros.

Une croissance nulle au deuxième trimestre 2015

"Il faut regarder les chiffres des deux trimestres, de combien la France a vu croître sa richesse au premier semestre? 0,7%, exactement comme l'Allemagne. Le chiffre du deuxième trimestre peut paraître décevant. Ce que je constate c'est que même s'il ne se passait  plus rien (cette année, NDLR) ce qui ne sera pas le cas, nous aurons acquis 0,8% en 2015".

"C'est la première fois en trois ans que nous avons des chiffres de cette nature. (…) La France est en reprise d'activité, en reprise de croissance et nous avons absolument besoin de cette croissance".

"J'avais fixé un objectif de 1% de croissance en 2015, cet objectif sera atteint. C'est beaucoup plus que les années précédentes mais insuffisant, c'est pour ça qu'il faudra continuer".

"L'investissement des entreprises reprend. Vous ne pouvez pas créer des emplois sans investissement supplémentaire. Mais pour que le chômage recule vraiment, sûrement, pas simplement un mois par rapport à l'autre, il faut une croissance supérieure à 1%. C'est ce que nous visons pour la fin de l'année et l'année prochaine puisqu'il nous faudra à peu près 1,5% de croissance".

 

A quand cette fameuse baisse du chômage?

"Je ne veux pas qu'on recommence avec ce qu'on nous a beaucoup reproché –je peux comprendre qu'on nous l'ait reproché– en fixant une date, en disant: +il y aura une inversion de la courbe+".

"Tout l'objectif de notre politique est que les entreprises soient plus fortes pour qu'elles puissent investir et créer de l'emploi".

"Tout ça ne tombe pas du ciel.  On a mis en place CICE, le pacte de responsabilité, c'est-à-dire donner des capacités aux entreprises pour investir et embaucher".

 

Des réformes en faveur des collectivités, des ménages et de la consommation sont-elles envisageables?

"Il est parfaitement légitime de s'interroger sur des moyens pour générer plus d'investissement et d'emplois. Mais si voulons réussir il ne faut pas zigzaguer, changer tout le temps de politique. C'est le meilleur moyen de donner le tournis aux acteurs économiques et de n'avoir aucun résultat".

"Qu'il faille infléchir, ajuster pour que les mesures soient plus efficaces, c'est possible".

"En ce moment arrivent des feuilles d'imposition à la baisse, parfois de suppression d'impôts sur le revenu. Neuf millions de français voient leurs impôts baisser".

 

Une baisse des impôts sur le budget 2016?

"Il faut déjà essayer de conforter les objectifs qui sont les nôtres. Le budget devra financer les priorités de la nation, la sécurité, l'éducation et la jeunesse, et diminuer nos déficits. En 2015 je me suis fixé 3,8% de déficit, c'est mieux que ce que nous demande la Commission européenne. C'est la première fois depuis des années que nous allons atteindre notre objectif".

"Nous verrons un 2016 où nous en serons mais je ne veux pas tirer d'échec sur l'avenir, annoncer des décisions que nous ne serions pas capables de tenir".

 

Le nouveau plan d'aide à la Grèce de 86 milliards d'euros

"C'est un plan pour lequel François Hollande, le Premier ministre et moi-même nous nous sommes beaucoup battus. Nous nous sommes battus pour faire accepter le principe de ce plan. Là nous sommes passés aux modalités, nous allons l'examiner cet après-midi. C'est la solidarité que nous devons à la Grèce pour permettre à la zone euro de retrouver de la stabilité, de la confiance".

"Ce plan est conçu pour réussir. Le gouvernement grec prend totalement ses responsabilités comme aucun gouvernement en Grèce n'as su le faire dans la décision de faire des économies, de percevoir l'impôt, de mettre en place des réformes en profondeur".

 

Beaucoup pensent que la Grèce ne remboursera jamais sa dette et qu'il faudra en effacer au moins une partie

"Ce n'est pas exact mais il est exact qu'il faut retravailler, reprofiler la dette Grecque. (…) Ceux qui vont prêter de l'argent à la Grèce c'est vous et moi, le contribuable européen, pas un méchant banquier qui voudrait se faire l'argent sur le dos de la Grèce. Nous devons dire aux grecs: +vous devez nous rembourser+ mais pas à n'importe quelle condition".

"Dans un prêt il y a des intérêts, je pense qu'il faut qu'ils soient le plus faible possible et le plus tard possible. (…) C'est la contrepartie nécessaire, légitime des efforts, des réformes que la Grèce est en train d'effectuer".

 

Auteur(s): VL


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


"Nous devons dire aux grecs: +vous devez nous rembourser+ mais pas à n'importe quelle condition", juge Michel Sapin

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-