Primaire à gauche: Montebourg, Lienemann, Rugy...qui sera candidat?

Auteur(s)
La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 20 juin 2016 - 17:53
Image
Marie-Noëlle Lienemann
Crédits
©Mehdi Fedouach / AFP
La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, autre personnalité de la gauche du PS, a confirmé ce lundi 20 qu'elle était candidate à la primaire de la gauche.
©Mehdi Fedouach / AFP
Alors que le PS a annoncé ce week-end l'organisation d'une primaire à gauche, on en sait un peu plus ce lundi sur les profils des possibles candidats. L'ancien ministre Arnaud Montebourg, François de Rugy, président du parti Ecologistes! ou encore Benoît Hamon pourraient bien se présenter. La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann a quant à elle confirmé qu'elle serait dans la course.

Avec la candidature probable d'Arnaud Montebourg et celle, confirmée, de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, en attendant, en fin d'année, François Hollande, le casting de la primaire initiée par le PS, et boudée par les écologistes d'EELV, se précise. François Hollande a dit et répété qu'il se prononcerait mi-décembre sur une éventuelle candidature. Il n'a pas réagi officiellement à la décision prise ce week-end par le PS d'organiser des primaires de la gauche de gouvernement (PS, PRG et UDE, les composantes de la Belle Alliance Populaire). Mais, s'interrogeait-il récemment devant des proches, "si j'ai peur de la primaire, à quoi ça sert que je me présente à la présidentielle?".

L'ancien ministre Arnaud Montebourg, très critique à l'égard de l'exécutif, qualifie sa candidature d'"hypothèse parfaitement plausible", mais souhaite "une primaire citoyenne et non pas la primaire des gens qui soutiennent le gouvernement". Le troisième homme de la primaire de 2011 entend "se concerter, réfléchir ensemble, discuter, se voir" avec d'autres candidats potentiels issus de la gauche du PS, comme l'ex-ministre Benoît Hamon qui voit dans ce processus la preuve qu'"il n'y a plus de candidat naturel" du Parti socialiste. La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, autre personnalité de la gauche du PS, a confirmé ce lundi 20 qu'elle était candidate.

François de Rugy, président du parti Ecologistes!, composante de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE) a déclaré samedi 18 qu'il pourrait être candidat pour "représenter les écologistes réformistes". Le PRG (Parti radical de gauche), qui avait déjà présenté un candidat, Jean-Michel Baylet, en 2011, pourrait avoir un candidat aussi. Le secrétaire national d'Europe Ecologie Les Verts, David Cormand, a écarté une participation de son parti à cette primaire, car c'est "une affaire qui concerne avant tout" le Parti socialiste. Il a réaffirmé sa préférence pour une candidature de Nicolas Hulot en 2017. Ce dernier a indiqué à ce sujet la semaine dernière qu'il dévoilerait ses intentions au plus tard à l'automne "et peut-être bien avant".

Le co-fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a lancé très tôt sa campagne de la "France insoumise" pour la présidentielle, sans l'aval du Parti communiste, mettant à nu les déchirements entre les deux principales composantes du Front de gauche. Des sondages récents, qui le donnent devant François Hollande au premier tour, ont dû le conforter dans son analyse. Les communistes pour leur part plaident toujours pour une candidature alternative à gauche, distincte de la politique menée par l'exécutif. L'heure n'est pas pour l'instant de choisir un candidat, font-ils valoir, mais au rassemblement de la gauche autour d'un "pacte d'engagements communs".

Un processus susceptible de relancer une gauche donnée battue l'an prochain? Rien n'est moins sûr, puisque elle ne concernera pas toute la gauche et n'empêchera pas d'autres candidatures telles que celles de M. Mélenchon, d'EELV ou des partis trotskistes. "Ca sera une gauche réduite aux acquêts, avec seulement PS, PRG, UDE, etc... Et encore", affirme à l'AFP le politologue Frédéric Dabi (Ifop), qui s'interroge sur l'organisation de cette primaire, prévue en janvier. "Est-ce qu'elle aura vraiment lieu? Dans quel cadre? est-ce qu'il y aura les 10.000 bureaux de vote? J'ai envie de dire: à suivre". Pour M. Dabi, "cette primaire n'aurait sans doute pas été en débat ni en gestation si François Hollande n'était pas aussi faible, à dix mois de la fin de son mandat". Mais il doute tout autant du fait que les adversaires de M. Hollande, dont M. Montebourg, tirent leur épingle du jeu. L'espace de la gauche critique "va être très encombré" avec une multitude de candidats, prédit le politologue.

 

À LIRE AUSSI

Image
Arnaud Montebourg.
Primaire à gauche: Montebourg a "encore des questions à poser"
Face à une probable primaire de la gauche à laquelle pourrait participer François Hollande, Arnaud Montebourg a préféré réserver lundi son jugement et ne pas s'engager...
20 juin 2016 - 15:58
Politique
Image
David Cormand
Primaire à gauche: ce sera sans les écologistes
Le secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts David Cormand a réaffirmé son opposition au Parti socialiste lundi en déclarant que le mouvement ne participerait pa...
20 juin 2016 - 15:12
Politique
Image
Nicolas Dupont-Aignan.
Pour Nicolas Dupont-Aignan, "participer à une primaire, en tant que président de la République, c'est pathétique"
Le président du parti Debout la France, défenseur du "Brexit", était l'invité de France Info ce lundi. Il en a profité notamment pour s'exprimer sur le climat social e...
20 juin 2016 - 14:54
Politique