Anesthésiste de Besançon: a-t-il tenté d'empoisonner une collègue?

Anesthésiste de Besançon: a-t-il tenté d'empoisonner une collègue?

Publié le 24/05/2019 à 12:50 - Mise à jour à 12:54
© BORIS HORVAT / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir
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Alors qu'une vingtaine de personnes l'accusent déjà d'empoisonnement, le docteur Péchier, anesthésiste à Besançon, est une nouvelle fois pointé du doigt. Jeudi 23, c'est une collègue et ancienne amie qui a assuré qu'il avait tenté de l'empoisonner.

L'accusation s'ajoute à une liste déjà longue. L'anesthésiste de Besançon, le docteur Péchier, est à nouveau pointé du doigt dans une affaire d'empoisonnement présumé.

Cette fois, c'est une collègue et ancienne amie qui a assuré jeudi avoir aussi été victime de l'anesthésiste.

C'est son avocat qui s'est exprimé à sa place assurant que le dossier ne laissait aucun doute quant à la tentative d'empoisonnement à laquelle elle avait échappé.

Les faits remonteraient à avril 2016.  Catherine Nambot devait alors être opérée à la clinique Saint-Vincent pour une prothèse de l'épaule. C'est le docteur Péchier qui devait s'occuper de l'anesthésie de cette patiente alors en deuxième position sur le planning de la journée.

A voir aussi: L'anesthésiste soupçonné d'empoisonnements sous contrôle judiciaire, le parquet fait appel

"L'ami de ma cliente, un autre anesthésiste, était sur place, précise l'avocat. Il lui a proposé de l'anesthésier. Elle a dit d'accord. Et à ce moment-là elle a pris la première place des anesthésies du matin. Tous s'est très bien passé pour elle", a expliqué maître Alain Dreyfus-Schmidt au micro de France Bleu Besançon.

L'histoire aurait pu s'arrêter là. Sauf que la patiente ayant pris la seconde place elle, est décédée des suites de l'anesthésie pratiquée par le docteur Péchier. C'est en effet une surdose de produit anesthésiant qui a entraîné sa mort.

Pour Alain Dreyfus-Schmidt c'est une évidence et il en déduit "assez facilement" que sa cliente, brouillée depuis quelques semaines avec le docteur Péchier, était "évidemment" visée.

"Si son ami n'était pas intervenu à la dernière minute et bien elle ne serait sans doute plus là pour en parler", a lâché l'avocat.

De son côté l'anesthésiste mis en cause par 24 personnes nie catégoriquement tous les faits dont il est soupçonné.

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L'anesthésiste de Besançon est accusé d'avoir tenté d'empoisonner l'une de ses collègues.

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