Cagnes-sur-Mer: bloquée dans le magasin où elle travaille, elle est licenciée pour avoir osé ouvrir le rideau électrique

  •  Soutenez l'indépendance de FranceSoir, faites un don !  

Cagnes-sur-Mer: bloquée dans le magasin où elle travaille, elle est licenciée pour avoir osé ouvrir le rideau électrique

Publié le 09/10/2017 à 14:51 - Mise à jour le 11/10/2017 à 21:03
©Capture d'écran Google Street View
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Une femme travaillant dans un commerce de Cagnes-sur-Mer a récemment été licenciée parce qu'elle a ouvert le rideau électrique sans la présence de ses responsables. Mais si elle a fait cela, c'est parce qu'elle a été enfermée dans le magasin. Et a cédé à la panique. Elle a déposé une main courante, et envisage désormais de porter l'affaire aux prud'hommes.

Elle pensait à une mauvaise blague. Le genre de bizutage que l'on peut subir un premier jour de travail. Elle se retrouve sans emploi. Une femme travaillant dans un magasin de Cagnes-sur-Mer a été licenciée lundi 11 septembre pour avoir osé ouvrir le rideau électrique sans la permission de ses responsables. Elle s'était retrouvée bloquée à l'intérieur, tous ses collègues étant partis alors qu'elle se changeait dans les vestiaires en sous-sol. Nice-Matin a raconté son histoire ce lundi 9 octobre.

"Je suis remontée des vestiaires. Il n'y avait plus de lumière dans le magasin et tout était fermé. J'ai crié le prénom des deux responsables de la fermeture, mais il n'y avait plus personne", a-t-elle expliqué.

C'était son premier jour de travail. Auparavant, elle avait déjà travaillé quatre ans dans cet entreprise. Alors avant de céder à la panique, elle a appelé un ancien responsable, puis la police municipale qui n'a rien pu faire pour elle.

D'ailleurs, sur le conseil d'un agent, elle a déclenché l'alarme du magasin. Le directeur l'a ensuite appelé sur un téléphone fixe, lui demandant d'attendre un responsable. Mais c'est donc à ce moment-là qu'elle aurait paniqué en appuyant sur le bouton d'ouverture du rideau alors que, selon ses dires, le responsable de rayon était en train d'arriver.

"Le soir, la responsable me dit que ma période d'essai est terminée. Je suis virée", a-t-elle aussi déclaré.

Le directeur du magasin a concédé que les "gars auraient dû faire plus attention". Mais a aussi expliqué que la personne licenciée avait "traîné dans les vestiaires des dames". Ajoutant que si "personne n'est autorisé à toucher les portes électriques", pour des raisons de sécurité, mis à part deux responsables (ensemble), lui et son équipe avaient aussi pris cette décision à cause d'un "mauvais retour de la part de clients à son sujet".

Cette dame, encore touchée par cette histoire, a déposé une main courante au commissariat, et pense même aller aux prud'hommes.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


Avant de reprendre un emploi dans ce magasin de Cagnes-sur-Mer, la femme licenciée y avait déjà travaillé pendant quatre ans.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-