Démantèlement de la "jungle" de Calais: de nouveaux migrants iraniens se cousent la bouche pour protester

Démantèlement de la "jungle" de Calais: de nouveaux migrants iraniens se cousent la bouche pour protester

Publié le 03/03/2016 à 14:18
©Philippe Huguen/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Comme d'autres l'ont déjà fait mercredi, un groupe de migrants s'est cousu les lèvres pour protester contre le démantèlement de leurs abris de fortune dans la "jungle" de Calais, ce jeudi. "Est-ce que vous allez nous écouter, désormais?", était notamment écrit sur les pancartes que ces Iraniens exhibaient.

Un groupe de migrants iraniens se faisait coudre la bouche en signe de protestation contre leur sort, ce jeudi 3 dans la "jungle" de Calais, une douzaine d'heures après le même geste accompli par certains de leurs compatriotes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La scène se passait, au milieu d'un attroupement, devant des photographes et cameramen, juste en face de l'abri de Médecins sans frontières, dans la zone sud du camp vouée à être évacuée. Neuf Iraniens avaient la bouche cousue ou en train de l'être, sans que l'on sache si parmi eux certains s'étaient déjà fait coudre la bouche la veille.

Ce groupe était constitué uniquement d'hommes, qui avaient presque tous le visage masqué par des écharpes trouées au niveau des yeux. L'un d'eux, âgé d'une quarantaine d'années, poussait des gémissements. Sur une pancarte, on pouvait lire "Will you listen now" ("Est-ce que vous allez nous écouter, désormais?").

Vers 13h30, ces migrants iraniens défilaient et se postaient devant des CRS barrant l'accès au périmètre très restreint en train d'être démantelé. A quelques mètres, un tractopelle faisait des allées et venues.

La veille, huit Iraniens, selon deux associations d'aide aux migrants, deux selon la préfecture, s'étaient fait coudre la bouche. Ils avaient agi ainsi "parce que leur cabane venait d'être détruite", avait expliqué François Guennoc, de l'association L'Auberge des migrants.

En novembre dernier à Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, au moins cinq migrants, qui déclaraient être iraniens, s'étaient cousu les lèvres pour protester contre le refus de la Macédoine de les laisser passer.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Les migrants qui se sont cousu les lèvres ont défilé devant des CRS barrant l'accès au périmètre très restreint de la "jungle" en train d'être démantelé.

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