Lyon: pour une erreur de date, un meurtrier présumé est libéré de prison

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Lyon: pour une erreur de date, un meurtrier présumé est libéré de prison

Publié le 04/04/2018 à 09:39 - Mise à jour à 09:59
© DAMIEN MEYER / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Le meurtrier présumé d’un homme de 24 ans en octobre 2016 va être libéré pour un vice de procédure à Lyon. Sa détention provisoire n'avait pas été prolongée à la bonne date.

C'est une erreur de procédure qui va avoir des conséquences importantes. Un homme jeune de 28 ans, mis en examen pour meurtre, a été remis en liberté mardi 3 à Lyon après une erreur de date sur la convocation destinée à prolonger sa détention provisoire.

L’individu en question avait été placé en détention le 3 octobre 2016, soit deux jours après son arrestation. Les faits s'étaient déroulés devant une discothèque lyonnaise où une bagarre entre deux groupes de jeunes avait eu lieu. Le suspect avait mortellement frappé à coups de couteau une autre personne de 24 ans qui avait succombé à ses blessures.

Quand un suspect est incarcéré, sa détention fait l’objet d’un renouvellement au bout de la première année, puis tous les six mois. Cet homme devait donc être convoqué avant le mardi 3 avril, or le juge des libertés et de la détention a fixé la date du 12 avril, hors des délais. "C'est assez inespéré pour lui car il va rester libre jusqu'à son procès, dont les dates ne sont pas encore fixées, l'instruction étant sur le point de se terminer", a fait savoir l'avocat du prévenu Me David Metaxas.

Voir aussi - Lyon: il avoue le meurtre mais est libéré à cause d'un dossier perdu

"Comment expliquer à la famille qu’un individu va être renvoyé pour meurtre en liberté ? Face à ce type de situation, les justiciables sont pris en otage et ne comprennent pas qu’une erreur non seulement soit possible, mais que l’on ne puisse pas la corriger. Pour eux, c’est un deuxième drame. Une deuxième mort", a réagi Me Alain Jakubowicz au journal Le Progrès.

Les autorités judiciaires ne disposent pas "d'outils informatiques qui permettent d'éviter les conséquences d'une erreur humaine" et les dispositifs d'alerte sont toujours manuels et papier, a indiqué une source judiciaire au quotidien. Et d'ajouter: "C'est regrettable qu'aujourd'hui on ne dispose pas d'application informatique qui permette d'avoir des alertes automatisées", d'autant que le logiciel Cassiopée (qui informatise l'ensemble de la chaîne judiciaire) contient toutes les données.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Une erreur de délai a provoqué la libération d'un meurtrier présumé à Lyon.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-