Critique – "Une femme d'exception": le biopic d'une icône de la lutte pour l'égalité des sexes (vidéo)

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Critique – "Une femme d'exception": le biopic d'une icône de la lutte pour l'égalité des sexes (vidéo)

Publié le 31/12/2018 à 14:28 - Mise à jour le 02/01/2019 à 16:17
©Mars Films
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Auteur(s): Jean-Michel Comte
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CRITIQUE – Le film "Une femme d'exception", qui sort ce mercredi, rend hommage à un personnage réel: Ruth Bader Ginsburg, 85 ans, l'actuelle doyenne de la Cour suprême américaine, qui s'est battue toute sa vie pour l'égalité entre hommes et femmes.

SORTIE CINÉ – Elle s'appelle Ruth Bader Ginsburg et est, à 85 ans, la doyenne de la Cour suprême des États-Unis. Un biopic racontant le début de sa carrière et sa lutte pour l'égalité des sexes sort dans les salles françaises ce mercredi 2: Une femme d'exception.

En 1956, Ruth Bader Ginsburg entre à la prestigieuse école de droit d'Harvard pour y devenir avocate. Parmi plusieurs dizaines d'hommes, il n'y a que 9 femmes. Mariée à un étudiant de deuxième année, mère d'une petite fille, Ruth est brillante mais doit se battre constamment pour être reconnue comme l'égale des hommes.

En 1959, son mari obtient un poste à New York, et elle le suit. Elle doit quitter Harvard et continue ses études à l'université de Columbia. Mais aucun cabinet d'avocat new-yorkais ne veut l'engager, et elle devient professeur.

Idéaliste et passionnée, c'est au début des années 70 qu'elle va non seulement faire évoluer sa carrière mais changer le regard de la justice américaine sur la discrimination fondée sur le sexe: elle accepte de plaider, avec son mari, une affaire fiscale qui va changer bien des choses…

"L’histoire de la juge Ginsburg est plus d’actualité que jamais. Son héritage a généré les mouvements #MeToo et #TimesUp, et les débats culturels sur l’égalité des sexes, la parité, l’égalité salariale et l’égalité des droits. Ça ne fait que commencer mais l’on peut remonter directement aux origines. Et tout a commencé avec elle", explique la réalisatrice, Mimi Leder, 66 ans, dont c'est le cinquième film et qui avait commencé sa carrière avec Le pacificateur en 1997, avec George Clooney et Nicole Kidman.

Ruth Bader Ginsburg, dont on voit le vrai visage en photos à la fin du film, vient d'être opérée d'un cancer du poumon. Un documentaire sur sa vie et sa carrière, intitulé RBG, est sorti dans les salles en octobre dernier et sera bientôt disponible en DVD (voir ici la bande-annonce).

Le film de Mimi Leder fait donc un peu double emploi, avec ses lourdeurs, son militantisme au premier degré, ses séquences mélodramatiques et parfois sa complexité technique (avec de nombreuses scènes de tribunal, à l'américaine).

Mais c'est un hommage sincère et appuyé au combat des femmes pour l'égalité dans les années 70 et 80, et surtout celui de Ruth Bader Ginsburg. L'un des principaux intérêts du film est l'interprétation de son personnage, pleine de conviction, par l'actrice britannique Felicity Jones, 35 ans, remarquée ces derniers temps dans Une merveilleuse histoire du temps (qui lui valut une nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice), dans Quelques minutes après minuit, dans Inferno, et surtout dans Rogue One: A Star Wars Story.

Lire les critiques:

> Une merveilleuse histoire du temps: le fabuleux destin de Stephen Hawking

> Quelques minutes après minuit: l'enfant, l'arbre et le deuil

> Inferno: Tom Hanks sauve l'humanité

> Rogue One: les fans se précipitent dans les salles obscures pour voir le nouveau Star Wars

Auteur(s): Jean-Michel Comte

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L'actrice britannique Felicity Jones interprète avec conviction le personnage de la juge Ruth Bader Ginsburg.

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