La monnaie, partie 3 : vers la TMR, la Théorie Monétaire Réaliste    

Auteur(s)
Charles de Mercy, pour FranceSoir
Publié le 21 septembre 2022 - 15:50
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La monnaie
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"Quelqu’un à Bercy ou dans un Ministère (…Bruno ??) s’est-il déjà baladé en France ?"
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TRIBUNE - Chacun l’a compris. Dès que vous voyez que la monnaie est la contrepartie d’un territoire, c’est le réalisme qui s’impose de lui-même dans la conception de l’argent, comme dans celui de sa gestion. Peut-être avec des approximations et un peu de laxisme, oui, rien n’est jamais parfait, - et on peut aussi s’amuser -, mais toujours avec l’obsession du réel en ligne de mire.

Ce qui tombe plutôt bien : ce réalisme-là est forcément de nature à échapper aux catastrophes économiques et puis sociales que la gestion déraisonnée de la monnaie a partout et toujours provoquées.  

Aujourd’hui même, voyez par exemple après Marseille, en bas à droite, au Liban… Ce territoire a toujours été un espace du commerce moyen-oriental. Et les Libanais sont très fameux dans les affaires. Mais le pays n’a jamais produit grand-chose, - l’importation y est la règle -, et encore moins de biens dotés de très grande valeur ajoutée.

C’est-à-dire à la fin, sans marges copieuses, qui doivent pourtant payer tous les frais.  

Eh bien, figurez-vous que cette configuration commerçante du Liban n’a empêché en rien un crétin nommé Riad Salamé, un banquier d’affaires venu de Merrill Lynch Paris, Gouverneur de la Banque Centrale du Liban de son état, de proposer aux capitaux placés dans son territoire un taux d’intérêt annuel allant jusqu’à… 17%. 

Vous avez bien lu : 17 % par année, à sortir tous les ans (1).  

Une hallucination si vous avez à l’esprit qu’un commerce bien géré dégage annuellement 3 à 8 % de résultat.  

Alors, qui donc a finalement payé ces 17 dollars d’intérêts introuvables pour chaque 100 dollars que des personnalités fortunées et des spéculateurs internationaux ont été refilés à Riad Salamé ? Eh bien, un trou de 100 milliards dans sa Banque, 7 millions de Libanais pillés de leur argent, dont 80% vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Assortis de tous les drames sociaux, médicaux, sanitaires, sécuritaires, etc., qui se produisent lorsque, en quelques mois, un territoire passe d’un état de prospérité relative à celui de catastrophe monétaire généralisée. 

Voyez, le réalisme de l’argent, c’est important.  

D’ailleurs, tout se tient, c’est aussi sa définition correcte, la monnaie comme contrepartie d’un territoire, qui conduit à ce Réalisme le plus élémentaire sans transition. Si en effet vous avez à considérer un espace géographique et ce qui s’y passe, vous devez, pour la conception et la gestion de sa monnaie comme de son économie, en permanence conserver à l’esprit deux réalités fondamentales :  

  • Les gens  
  • Les objets.  

Toute la conception et la gestion des domaines monétaires ne devraient jamais s’affranchir de cette distinction. Dans un monde idéal, on devrait même partout disposer de deux Codes bien séparés. L’un relatif aux objets et la manière de les monétiser et de les fiscaliser. L’autre relatif aux gens et à leurs vies, pour faire la même chose. Et pourquoi donc cette distinction est-elle nécessaire ? Pour ne jamais oublier que les biens sont des choses, qu’on peut donc aborder un peu comme on veut. Alors que les gens, ce sont au choix des citoyens, des électeurs ou des êtres humains. C’est-à-dire des existences libres, qu’on ne peut pas monétiser et fiscaliser sans leur consentement au fond des choses.  

À moins de les traiter comme des objets et de verser dans la tyrannie : il faut donc les traiter avec précautions, monétairement parlant, pour bien commencer.  

Les gens et leur bien-être sont en effet si importants pour un territoire, on l’a vu plus haut par de nombreuses illustrations, que sans eux et leur Travail, vous pouvez avoir l’endroit le plus riche du monde, et bien il ne s’y passera rien si vous les maltraitez. Et à la fin comme au départ, votre monnaie aura à peu près la valeur du Kip Laotien, de l’à-peu-près rien.  

Ensuite, le traitement séparé des objets permettrait de mieux comprendre une chose intéressante à leur propos, très spécifique, dont les effets socioéconomiques peuvent être phénoménaux.  

Dans l’économie d’un territoire, les objets n’ont que deux statuts possibles :  

Soit, ils y existent (eau, bois, charbon, etc.) ou bien, ils sont produits sur ce territoire. 

Soit, ils n’y existent pas et pour qu’ils le soient, ils doivent être importés en franchissant ses frontières. 

Mais à ce dernier sujet, il faudrait corriger une autre erreur de la conception, commune et ancienne, de la pensée économique et monétaire.  

Là encore, c’est une faute de logique élémentaire  :  

Lorsqu’un territoire importe un bien qu’il ne produit pas, on ne peut pas exactement dire qu’il s’est contenté de le déplacer de part et d’autre de sa frontière. Cela, c’est une vision au fond des choses irréalistes de l’opération : du point de vue du territoire, si celui-ci a été constitué et qu’il existe bien par la société humaine qui s’y trouve, alors toute importation de biens et de services qu’on y réalise constitue fondamentalement la création d’ex-nihilo d’un produit ou d’un service qui… n’y existait pas.  

Oui, l’importation, ce n’est jamais du transport, c’est une création de biens et de services.  

Au point de vue du territoire, il faut le redire et bien le comprendre.  

Avant, il n’y a rien ; après, il y a quelque chose.  

Entre les deux, une création ex-nihilo.  

Tout ce qui est simplement réaliste, mais qui ne plaira pas aux fanatiques d’une globalisation déchaînée. Puisque cela signifie que, fondamentalement, ne devrait être importés sur ce territoire que des produits qui n’y sont pas fabriqués, en même temps qu’ils y seraient nécessaires. Et pourquoi ? Parce que, pour la création de richesses, la manufacture et le travail dans un territoire donné relève de l’intérêt fondamental de sa prospérité, celui également de sa population, de son État s’il est bien à leur service (…), finalement de la force de sa monnaie - plus vous importez, plus elle est faible, car votre argent est vendu massivement au profit d’une devise étrangère qui, elle, se valorise en miroir de cette hémorragie.  

Par conséquent, favoriser la production et le travail local, c’est aussi bien développer la richesse d’un territoire, qu’engendrer sur place ses savoir-faire et ses technologies, qui feront sa prospérité future et finalement sa monnaie forte et stable.  

(Quant aux théories dites des « avantages compétitifs des pays », ou « d’avantages absolus des pays », qui s’opposent à ce principe général, c’est une foutaise yankee répandue pour un simple motif de cupidité, et ce qui se montre de manière triviale : cf. note 2) 

Ici donc, c’est l’exposé du principe.  

Qui bien entendu ce module d’une série de critères subsidiaires, tels que la réalité des volumes des productions locales, leur qualité, prix et finalement leurs disponibilités, y compris selon les saisons. Bref, tout ce qui conduit à considérer que, sauf par nécessité ou par opportunité temporaire, on ne devrait pas pouvoir importer ceci ou cela alors qu’on le produit ou qu’on peut le produire sur place de manière équivalente.  

Ce qui d’ailleurs peut être très bien géré par les producteurs locaux eux-mêmes, comme c’est le cas en Suisse dans plusieurs secteurs. Des gens qui, tant qu’ils produisent et vendent leurs productions, n’importent rien. Et lorsqu’ils sont au bout, ils importent eux-mêmes le nécessaire : tout est bien organisé, pragmatique, fluide et libéral. L’État n’a presque rien à voir avec cette activité des gens qui s’en occupent partout eux-mêmes très bien.  

Mais ce qui concourt à une balance des paiements positive, finalement à une monnaie forte.  

Puisque fondamentalement encore, à moins de mépriser et violenter l’existence des gens d’un territoire, la conclusion est que tout ce qu’il est matériellement possible d’y produire dans de bonnes conditions devrait l’être. Forcément. Ce qui signifie en miroir que, tant que possible, c’est aussi à l’État de créer les conditions pour que cela ait lieu : impérativement.  

En France après 1945 par exemple, la transformation touristique de ses côtes et de ses montagnes n’a suivi que ce principe-là. Et des motifs monétaires : éviter que les Français aillent dépenser leur argent de vacances en Espagne et en Italie, et démolir du Franc par la même occasion en le vendant pour les devises étrangères. Deux générations plus tard, nous en sommes redevables, en étant à peu près encore la première puissance touristique du monde.  

Le même esprit avisé et déterminé a pu être alors constaté au sujet du Nucléaire (EDF), du transport aérien (Air France) ou du chemin de fer (Sncf). 

Là donc, on parle aussi bien plan stratégique, investissement public, réglementation, fiscalité, droit de douanes, etc., le tout sur les quelques années qui sont nécessaires. Non pas pour se transformer en fasciste, mais pour veiller au bien-être des habitants d’un territoire (2).  

En sens inverse aujourd’hui, il existe en France un scandale, bien qu’il soit méconnu : nous en sommes maintenant à importer une bonne partie de nos soupes, de Pologne et d’ailleurs dans les pays de l’Est. Oui, une bonne partie de nos sousoupes en briques font maintenant des milliers de kilomètres, en nous faisant bouffer de la verdure globalisée  ! 

Est-ce que nous manquions d’eau ? Et de légumes ? 

Est-ce que nous manquions de cuves pour touiller le tout ? 

Quelqu’un à Bercy ou dans un ministère (…Bruno ??) s’est-il déjà baladé en France ? 

Alors, question à Madame Borne !, il ne s’agit pas, bien entendu, de créer la RNS, la Régie Nationale des Soupes. Le maraîcher du coin saura mieux le faire. Mais qu’est-ce que l’État doit impérativement changer pour que nous retrouvions nos bonnes sousoupes françaises ?  

Là, on a parlé d’alimentation de base.  

Mais des sujets de ce genre, de toutes sortes, c’est par centaines qu’il en existe aujourd’hui. Et tout à la fin, cela anéantit la balance des paiements (la différence des imports et des exports) de ce pays, qui est la forme actuelle et généralisée de sa monnaie réelle depuis l’Euro (3). Et puis détruit au long cours la prospérité de ce territoire. Ses emplois. Leurs revenus. Leurs impôts, et tutti quanti : trente ans de ces conneries crasses un peu partout, et c’est au bout du compte 3 000 milliards de dettes souveraine et une faillite qui se profile. 

On fait quoi Madame Borne ? 

À un moment donné, la question intéressante sur un territoire, c’est bien entendu qu’on sache y fabriquer des Airbus et des TGV. Mais des choses très technologiques qui emploient de moins en moins de gens. Alors qu’il existe aussi des foules, variées et dispersées sur un territoire entier : l’intérêt social et politique fondamental de ce territoire-là n’est donc rien d’autre que tout le monde, à son échelle, puisse toujours y exercer une activité productive rentable. Quitte à adapter l’ensemble du système dans cette perspective. En modulant très fortement l’appareil fiscal et légal partout et chaque fois que c’est nécessaire.  

Par exemple et toujours en Suisse au sortir des années 1980, la Confédération avait bien compris que les prix de son agriculture ne seraient jamais compétitifs au regard du grand bazar mondialisé qui se profilait à l’horizon. En même temps et pour des motifs culturels anciens, - son esprit paysan terre-à-terre -, il lui est apparu impossible de ne pas être souveraine au plan alimentaire. Qu’a-t-elle fait alors ? Et bien la Confédération a signé un traité avec ses agriculteurs par lequel, en plus de leurs activités, le territoire les payait pour bien l’entretenir.  

Voilà pourquoi la Suisse est aujourd’hui aussi une si jolie carte postale. 

Voyez, des solutions intelligentes, il en existe toujours.  

Pour peu que des crétins n’en soient pas chargés, en racontant n’importe quoi  :  

À cet égard, il faut absolument balayer l’argument-perroquet de promotion de l’UE et de la globalisation, pour qui l’alpha et l’oméga de la Puissance serait la taille (des marchés). Une taille qu’on obtient plus vite, c’est évident, par toutes sortes de fusions de territoires : unions économiques, monétaires, traités, et patati patata. Monsieur Denis Defforey (1925-2006), le fondateur de Carrefour, avait il y a longtemps répondu à cette interrogation en énonçant une autre évidence : « ce n’est pas la taille qui fait la force, mais la force qui fait la taille ».  

Et lui, voyez-vous, il tint tête sans difficulté à des Wall-Mart et compagnie. 

De même qu’un petit glouton, ça vous écarte un loup sans difficulté aucune.  

Mais pour la force fasse la taille, tout doit être bien organisé.  

Puisqu’à un moment donné, l’autre question fondamentale, c’est de bien voir que l’objectif doit être que la masse des habitants d’un espace géographique ait envie d’y être prospère et ne soit pas découragée d’y parvenir. Compte tenu de ce que ces gens savent pouvoir faire. Puisque c’est cette motivation qui engendre les richesses et finalement une monnaie forte. Et non pas des politiques de redistributions et de subventions à moitié folles (4) qui ne servent qu’à dire à des populations, à des personnes finalement : vous ne produirez jamais rien qui vaille, alors on vous filera des miettes et que vous pleuriez en silence.  

Voyez encore : lorsqu’on prend la monnaie comme contrepartie d’un territoire, on parvient très vite à la manière correcte d’aborder les problématiques spécifiques soit des gens, soit des objets, et de leurs réglementations, fiscalités, financements. Avec, entre les deux la question des personnes dites morales ; entreprises, associations, institutions, etc.  

Partant de là, ce qu’il reste à faire, c’est de revoir sous ce seul rapport du lien réel Monnaie- territoire, Gens vs Objets, toutes les notions classiques de l’économie : taux d’intérêt ; taux de croissance ; crédit ; endettement ; inflation ; fiscalité, etc.  

Et franchement, je vous avoue volontiers cet autre secret, puisque le plus important a été donné dans cette série d’articles. Autant je certifie que la monnaie est la contrepartie d’un territoire, ce qui se montre d’abord par la logique élémentaire, et puis de manière pratique ; autant aussi je connais bien l’argent, mais ne suis pas un professionnel de la monnaie. Chacun son boulot : c’est maintenant à ces derniers de s’en saisir pour peaufiner l’ensemble.  

Dans la partie suivante, nous n’aborderons donc que les bases de ce qui peut constituer une politique économique et monétaire simplement saine. Mais tout cela doit être réfléchi, amendé, et développé par des plus spécialistes de ces questions. Puisqu’il existe par ailleurs comme une urgence, dont il faudra parler, La Théorie Monétaire Moderne. Une vision étrange, exactement contraire à tout ce que vous avez pu lire jusque-là, mais qui est partie pour s’imposer partout.  

Ce qui fait une très, très mauvaise nouvelle.  

Vous aimez le woke ? Mais vous n’avez rien vu ! 

 

Notes : 

(1) Le taux d’intérêt mirifique de 17% par an au Liban a été calculé par le FMI. Voir aussi : "Le pitoyable effondrement du « miracle » financier libanais" sur OrientXII

(2) La théorie des « Avantages compétitifs des nations » a accompagné la justification de la globalisation déchaînée du monde. Elle a été théorisée en 1985 par un affairiste américain, Michaël Porter, inspiré par l’économiste écossais Adam Smith (1723-1790) qui en formula les bases. Voir : avantage compétitif

Cette vision des choses présuppose qu’une entreprise, et par extension un pays, fait mieux, pour son développement et sa prospérité, de se concentrer et se spécialiser sur les productions qu’il sait et saura toujours mieux réaliser que tous les autres, au nom d’avantages compétitifs qui sont énoncés comme à peu près natifs.  

En résumé court, « vous avez plein de pétrole, faites donc de l’essence et vous serez imbattable ».  

Cette vision des choses peut avoir une légitimité s’agissant de ressources naturelles abondantes qui sont par nature gratuites (= coût compétitif évident) – mais pas toujours, cf. ci-après.  

Partout ailleurs, cf. les 5 facteurs de prospérités de tous les territoires, tout ne tient qu’à la qualité d’une population, son travail, son éducation, finalement à la détermination de son État – ainsi que leurs persistances dans le temps.  

Sinon, on ne peut pas expliquer que l’île marécage de Taïwan soit devenue le N°1 mondial des semi-conducteurs (TMSC) en cinquante années. Même chose depuis 5 siècles pour les diamantaires d’Anvers en Belgique, où il n’existe pourtant aucune mine de diamants. Et, en France, ce n’est pas la présence limitée d’uranium sur son territoire qui peut expliquer pourquoi ce pays a pu devenir le N°1 mondial du nucléaire civil, une technologie d’origine américaine qu’il ne possédait même pas. 

Quant à l’extrême puissance de la Suisse dans l’horlogerie et la mécanique de précision depuis 4 siècles, elle n’a qu’une cause originelle : la révocation par Louis XIV de l’Édit de Nantes (1685), qui a contraint beaucoup des artisans Protestants industrieux de France à quitter le territoire pour s’installer à Genève, plus tolérante.  

On peut ainsi multiplier les exemples à l’infini : l’avantage compétitif d’un territoire est principalement l’effet de la force et de la qualité du travail qui s’y produit.  

Cette théorie saugrenue des « Avantages compétitifs des nations » n’a été soutenue que pour justifier la globalisation du monde, et en particulier la désindustrialisation occidentale au profit de la Chine. Mais ceux qui soutenaient cette thèse fantaisiste, étaient surtout aussi ceux qui y délocalisaient massivement leurs entreprises pour cause de main d’œuvre locale abondante et bien meilleur marché.  

Là-aussi, une question se pose : pourquoi les médias ont gardé le silence sur ces évidences ? 

Aujourd’hui, alors que la Chine fait entendre sa puissance, qu’ont à dire les tenants de cette thèse ? 

Ce qu’ils ne peuvent pas : ils ont ruiné l’Occident industriel pour finalement armer la Chine.  

Bienvenue au pays de la cupidité des élites occidentales.  

(3) Depuis l’Euro, la France n’ayant plus, à la surface des choses, sa monnaie spécifique d’autrefois, le franc, la manière la plus simple dont on dispose pour évaluer la qualité de sa monnaie en temps réel est de s’en référer à la balance de son commerce extérieure, la différence de ses imports et de ses exports. Cette balance manifestant à la fois l’intensité de son activité économique et la qualité de sa compétitivité pour vendre à l’extérieur du territoire.  

Là, il suffit de constater cette courbe : ici ; tout a basculé en 2005, au moment de l’embrouille référendaire. 

En y rajoutant la dette souveraine, 3 000 milliards, et la somme de ses déficits passés, intérieurs et extérieurs, financés sur dettes, ce qu’on doit constater : une catastrophe en cours de réalisation.  

(4) En France, oublions un peu toutes les chamailleries politiques : 2/3 de sa richesse annuelle (PIB), oui 2/3, est ponctionnée par l’État et toutes ses subsidiarités. Si nous vivions dans un genre de Paradis sur Terre, on pourrait convenir que ce territoire à moitié soviétisé en pratique – 2/3… - est après tout très, très bien ainsi. Mais en pratique, on doit constater tout le contraire, qui n’est pas une opinion : pas un secteur de la vie sociale intéressant le plus grand nombre des Français (travail, justice, éducation, police, justice, etc.) n’a pas été complètement déglingué dans un presque parfait silence. Sur fond de chômage-précarité ou de pauvreté aussi massifs que croissants.

Dans l’organisation socioéconomique même de ce pays, il existe donc un problème. 

 

Charles de Mercy est analyste, président de BulletPoint, inventeur de la sémio-morphologie (2008), une méthode d’analyse du langage.

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