Attentat de Nice: Urvoas tacle Estrosi, "ancien futur ex-maire de Nice"

Attentat de Nice: Urvoas tacle Estrosi, "ancien futur ex-maire de Nice"

Publié le 25/07/2016 à 11:03 - Mise à jour à 11:10
©Witt/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas s'est dit ce lundi "accablé" par la polémique sur le dispositif policier à Nice le soir du 14 juillet, ciblant notamment "l'ancien futur ex-maire de Nice", le président Les Républicains de la région Paca Christian Estrosi, toujours 1er adjoint de la ville.

Interrogé sur RTL sur les polémiques qui se succèdent depuis l'attentat à Nice, Jean-Jacques Urvoas a exprimé "une forme d'accablement" alors que "sur les 84 personnes qui sont décédées, tous les corps n'ont pas encore été rendus à leur famille et il y a encore en ce moment des personnes, je crois qu'elles sont neuf, qui luttent pour la vie à l'hôpital".

Une policière municipale niçoise, Sandra Bertin, a accusé dans Le Journal du dimanche (JDD) le cabinet du ministre de l'Intérieur d'avoir fait pression pour qu'elle modifie son rapport sur la présence des forces de l'ordre sur la promenade des Anglais ce soir-là.

Mme Bertin, fonctionnaire, "connaît le code pénal", a taclé Jean-Jacques Urvoas. Si elle est confrontée à la manifestation d'un délit "ce n'est pas au JDD qu'elle doit en parler mais au procureur de la République". Le garde des Sceaux a rappelé que l'inspection générale de la police nationale devait rendre "cette semaine" les résultats d'une enquête sur le dispositif policier niçois.

"Sur Nice, à mes yeux, aucun dispositif de sécurité n'aurait empêché un fou d'aller broyer des innocents sur une promenade. Nous n'allons pas interdire la location de camions", a-t-il déclaré. Jean-Jacques Urvoas s'est dit "extrêmement interpellé sur l'intention de beaucoup de ceux qui parlent". "Quand j'entends l'ancien futur ex-maire de Nice nous dire: +Je ne vais pas obéir à la réquisition judiciaire+" de destruction des images de vidéosurveillances le soir de l'attentat conservées par la municipalité, "le fait de dire ça c'est une infraction", a averti le ministre.

Le ministre a expliqué que cette demande avait pour but de "protéger les victimes et éviter la dispersion des images", tout en rappelant que des copies étaient bien en "possession des magistrats instructeurs".

 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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