Rodolphe Bacquet a déposé sa pétition contre le passe vaccinal à l'Assemblée nationale et au Sénat

Rodolphe Bacquet a déposé sa pétition contre le passe vaccinal à l'Assemblée nationale et au Sénat

Publié le 05/01/2022 à 20:13
FranceSoir
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Auteur(s): FranceSoir
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REPORTAGE — Ce jour à 15 h 30, pendant que les députés poursuivaient les débats sur l'instauration du passe vaccinal, Rodolphe Bacquet déposait sa pétition à l'Assemblée nationale et au Sénat. Il en a profité pour improviser une conférence de presse devant l'institution, à laquelle nous avons assisté.

Plus d'un million de signatures entre les mains du Parlement

1 234 361 précisément, à l'heure où l'on écrit ces lignes. Une mobilisation impressionnante, qui s'est formée en un peu plus de deux semaines seulement. « Les signataires ne sont pas seulement des non-vaccinés, il y a aussi des vaccinés à deux ou trois doses. Car cette pétition n'est pas contre les vaccins, mais bien contre le passe vaccinal ! » commence par souligner M. Bacquet. « Si nous laissons cela passer, ce ne sera pas temporaire. Il n'y aura pas de retour à la vie normale », renchérit-il.

Après avoir pris la parole pour expliquer sa démarche, l'auteur de la pétition a eu l'opportunité de remettre cette dernière directement à Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne. Après avoir remercié M. Bacquet pour son travail, le président de "Debout la France" lui a assuré qu'il en parlerait au sein de l'hémicycle. Ce qu'il a fait, autour de 17 h 30. « Je rappelle à l'Assemblée qu'il y a plus d'1,2 million de Français qui ont signé la pétition contre le passe vaccinal », disait-il en montrant le document imprimé. « C'est pour éviter une société de contrôle à la chinoise que l'on s'oppose à ce texte », poursuivait-il avant d'être coupé par l'habituel « Merci Monsieur le député ».

Si Nicolas Dupont-Aignan a bien tenu parole, la présentation du document n'a manifestement pas fait grand bruit parmi les représentants de la nation. Du reste, il ne faisait pas montre d'un grand optimisme deux heures plus tôt, quand il recevait la pétition en main propre : « Ce sera un honneur pour moi de présenter cette pétition. Mais je ne m'attends pas à un sursaut parlementaire. La démocratie n'existe plus. »

« Quand on signe une pétition, c'est que l'on est prêt à s'engager »

Le gouvernement mettant les bouchées doubles, « nous avons dû agir dans l'urgence de la situation », nous assurait M. Bacquet. Raison pour laquelle, entre autres complications, il avait évité de faire passer la pétition par le site de l'Assemblée nationale. Pour la même raison, il n'a pu faire vérifier les signatures que par les techniciens du site Les Lignes Bougent qui héberge la pétition, mais pas par un avocat, ni par la CNIL.

Il y a donc fort à parier que le Parlement fasse le choix d'ignorer tout bonnement la pétition, ou en tout cas son sujet de fond, n'étant pas forcés légalement de la mettre à l'étude. En revanche, peut-être garderont-ils les noms et prénoms des signataires, imprimés en petit au début du document.

En entendant les récents propos d'Emmanuel Macron à l'égard des non-vaccinés, quand il affirme avoir « très envie de les emmerder », faut-il s'inquiéter de la possible utilisation de ces informations personnelles ? « J'espère quand même que nos élus ne sont pas des criminels ! Et puis vous savez, quand on signe une pétition, il faut s'attendre à ce que les informations soient lues, c'est ce qui permet d'en garantir la qualité. C'est une forme d'engagement », nous répondait simplement Rodolphe Bacquet.

Voir aussi : Pétition contre le passe vaccinal : "nous atteignons un point de non-retour" Rodolphe Bacquet

Il assure que la pétition restera en ligne jusqu'à ce qu'elle porte ses fruits, tout en appelant à d'autres formes de mobilisation pacifique.

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Rodolphe Bacquet, auteur de la pétition contre le passe vaccinal, devant l'Assemblée nationale, le 5 janvier 2021.

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