"Flic suicidé, à moitié pardonné'": la camionnette polémique d'un Gilet jaune (photo)

Auteur(s)
La rédaction de France-Soir
Publié le 23 avril 2019 - 14:29
Image
Manifestation de gilets jaunes à Nice le 12 janvier 2019
Crédits
© VALERY HACHE / AFP/Archives
L'individu avait inscrit des slogans hostiles à la police sur sa camionnette.
© VALERY HACHE / AFP/Archives

Un homme a été placé en garde à vue dimanche à Caussade dans le Tarn-et-Garonne. Il avait inscrit des slogans hostiles à la police sur sa camionnette. 

Le véhicule incriminé a provoqué un scandale dans cette petite ville du Tarn-et-Garonne et son propriétaire a été placé en garde à vue. Suite à la polémique liée aux slogans hostiles aux forces de l'ordre criés par une partie des Gilets jaunes samedi place de la République à Paris, des habitants de Caussade ont découvert une camionnette portant des inscriptions haineuses à l'égard des policiers dimanche matin.

Le message "Flic suicidé, à moitié pardonné" était affiché sur la lunette arrière d’un fourgon blanc explique le journal Midi Libre qui révèle l'information. "Les autres nous mutilent" était également inscrit au-dessous du message principal, ornés d'image de gilets jaunes avec un cœur sur la poitrine.

Des passants indignés ont alerté les forces de l'ordre qui ont cherché à identifier le propriétaire du fourgon.

Lire aussi – Des Gilets jaunes crient "suicidez-vous" aux forces de l'ordre (vidéo)

"Ils ont ainsi rapidement identifié le propriétaire du véhicule, un homme de 52 ans, originaire d’Alsace, mais domicilié à Caussade depuis quelques années", précise le quotidien qui ajoute que l'homme s'est présenté de lui-même aux forces de l'ordre. Il a été interpellé et placé en garde à vue dans la foulée.

Le journal 20 Minutes précise que l'homme a été déféré ce mardi matin devant le parquet de Montauban et pourrait être jugé cet après-midi en comparution immédiate.

Ce fait divers fait écho aux slogans "suicidez-vous, suicidez-vous" lancés aux forces de l'ordre samedi à Paris lors du 23e samedi de mobilisation des Gilets jaunes, suscitant l'indignation alors qu'une vague de suicides frappe actuellement la police nationale. Une enquête a été ouverte à ce sujet.

Voir:

"Gilets jaunes": enquête ouverte à Paris après des appels aux suicides de policiers

Finistère: sur une gendarmerie, des tags appelant les forces de l'ordre au suicide

Appels aux suicides de policiers: "Le paroxysme de la haine"