Marseille: une mère obligée de porter elle-même son bébé mort à la morgue

Marseille: une mère obligée de porter elle-même son bébé mort à la morgue

Publié le 09/03/2018 à 17:28 - Mise à jour à 17:45
© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Après le décès de son bébé de trois jours, ses parents ont vécu un calvaire à l'hôpital de la Timone à Marseille en septembre dernier. La mère a dû porter elle-même la dépouille de sa fille à la morgue.

Le calvaire de ces parents a été sans fin. En septembre denier, un couple de Marseillais a perdu sa petite fille de trois jours, prénommée Lilou, suite à des troubles cardiaques. Agés de 29 et 26 ans, ils ont été confrontés à une série de dysfonctionnements à l'hôpital de la Timone dans le 5e arrondissement de la cité phocéenne.

En effet, comme le révèle La Provence, les deux parents sont d’abord restés deux heures dans un box avant que leur enfant ne soit pris en charge après son décès. Ensuite, ils n'ont pas pu obtenir un couffin pour déplacer la dépouille de leur enfant jusqu'à la morgue de l'établissement hospitalier.

La mère de famille va donc prendre son bébé mort dans ses bras et le porter elle-même jusqu'au dépositoire de la morgue de la Timone. Une épreuve que l'on imagine sans peine être extrêmement douloureuse pour la jeune femme.

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Une fois face à la morgue, nouvelle déconvenue: cette dernière est fermée. Le couple doit donc attendre deux heures, sur un parking faiblement éclairé et à proximité d'un local-poubelle l'arrivée de membres du personnel de l'hôpital.

Le calvaire continue quand une équipe de brancardiers vient finalement prendre en charge leur petite Lilou. On leur interdit l'accès au dépositoire. Après ce qu'ils ont déjà endurés, ils se sentent encore plus abandonnés, seuls sur ce bout de parking déshumanisé. Ils ne seront même pas autorisés à faire correctement leurs adieux à leur fille.

Depuis, des responsables de l'Assistance publique ont rencontré le couple pour lui présenter les excuses de l'institution. Dans un communiqué, l'APHM dit avoir pris la mesure de cet "enchaînement de dysfonctionnements" et indique que des "actions correctives" ont été mises en place.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La mère éplorée a dû porter elle-même la dépouille de sa fille à la morgue.

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