Un revenant de Syrie, un converti et un ancien légionnaire soupçonnés de préparer un attentat

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La rédaction de France-Soir
Publié le 01 août 2019 - 14:45
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Le quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) à la prison de la Santé le 12 juillet 2019
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© Dominique FAGET / AFP
Un revenant de Syrie, un converti et un ancien légionnaire sont soupçonnés de préparer un attentat.
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Trois hommes ont été mis en examen vendredi 26 pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste" et écroués pour un projet d'attentat déjoué. Deux d'entre eux sont actuellement en détention.

Le profil des suspects fait froid dans le dos: un revenant de Syrie sur le point d'être libéré, un converti radicalisé et un ancien militaire. Un projet d'attentat en France, aux contours assez vague à ce stade de l'enquête, a été déjoué par les services de renseignements. Vendredi dernier, trois hommes dont deux détenus ont été mis en examen et écroués pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Deux d’entre eux sont déjà détenus, l’un à la prison de Châteaudun, et le second à, Saint-Maur.

Selon le journal Le Parisien, ces individus sont soupçonnés d’avoir préparé des actions violentes visant notamment le personnel pénitentiaire. Au cours de leur garde à vue, les trois suspects ont contesté avoir pour projet de commettre un attentat.

Les profils des trois hommes sont particulièrement inquiétants. Le cerveau du groupe est âgé de 27 ans, il s'agit un converti à l'islam déjà condamné pour apologie du terrorisme. Il se trouve actuellement en détention et a été à plusieurs reprises changé d'établissement à cause d'incidents notamment des appels à la prière sauvage. C'est en prison qu'il a fait la connaissance de ses deux complices présumés.

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L'autre détenu, âgé de 31 ans, a été condamné en 2016 à six ans de prison ferme après être revenu de Syrie où il s'est livré au djihad pendant six mois dans les rangs de Jabhat al-Nosra en 2014, alors branche syrienne de l'organisation al-Qaïda. Le tribunal avait retenu chez lui "une volonté manifeste de réinsertion". Il était libérable en août de cette année. L'action terroriste programmée par le trio devait avoir lieu à sa sortie de prison.

Enfin, le troisième homme, un ancien légionnaire de 42 ans, décrit lui aussi comme radicalisé et prosélyte, pourrait être celui qui fournirait les armes destinés à l'attentat ou y prendre part lui-même.

L'enquête en cours doit préciser les motivations réelles et le rôle de chacun des suspects.

Christophe Castaner a confirmé que "le renseignement a bien fonctionné. Ils ont été interpellés dans ce cadre-là le 23 juillet, ils ont été placés sous l’autorité du procureur en charge de l’antiterrorisme, celui-ci a décidé de reconnaître leur mise en cause et ils ont été incarcérés dans ce cadre-là".

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