Maison d'arrêt de Brest: un détenu mis en examen pour meurtre

Maison d'arrêt de Brest: un détenu mis en examen pour meurtre

Publié le 25/08/2021 à 10:51 - Mise à jour à 10:54
© FRED TANNEAU / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Rennes

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Un détenu de la maison d'arrêt de Brest a été mis en examen pour meurtre après le décès d'un de ses codétenus dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.

"Tout au long de la garde à vue, le suspect qui s’est auto-désigné a fait valoir son droit au silence. Il n’a apporté aucune explication sur les faits", indique le parquet dans un communiqué.

Un troisième détenu, qui partageait la même cellule, a finalement été mis hors de cause après avoir été placé en garde à vue. Selon le récit de ce dernier, il apparaît, "à ce stade des investigations, qu’un litige serait survenu entre la victime et le mis en cause pour un motif non encore éclairci", indique-t-on de même source.

L’autopsie de la victime "a mis en évidence de nombreuses traces de coups à la tête, sur le cou et sur l’ensemble du corps. Elle a conclu que le décès serait dû soit à une rupture du larynx, compatible avec un étranglement, soit aux coups reçus à la tête dont témoignent de nombreux hématomes relevés", précise le parquet, selon lequel "seule l’expertise d’anatomo-pathologie permettra de déterminer la cause précise du décès".

Âgée d'une trentaine d'année, la victime purgeait une peine de trois mois d’emprisonnement pour vol en récidive.

Le mis en examen, âgé de 25 ans, était incarcéré "en exécution des peines de neuf mois d’emprisonnement prononcée pour outrage, menaces de mort et violences sur personnes dépositaire de l'autorité publique" en novembre dernier et "une peine de 10 mois d'emprisonnement pour vol avec violences, dégradation, conduite sans permis", prononcée en juillet 2020.

Selon la secrétaire locale Ufap-Unsa, le mis en examen était une personne "assez violente, s'automutilait régulièrement" et "avait été vu par un médecin dans la soirée" de dimanche.

La représentante syndicale a rappelé que la norme prévoit "deux détenus par cellule" et non trois comme dans le cas présent.

Auteur(s): Par AFP - Rennes

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La maison d'arrêt de Brest en 2011

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