Projet d'attentat déjoué en 2016: le procès en appel de Réda Kriket s'est ouvert

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Par AFP - Paris
Publié le 13 mai 2022 - 13:47
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Croquis d'audience de Réda Kriket (g, 2e g et c) et d'Abderrahmane Ameuroud (haut d et bas d), le 8 mars 2021 à Paris
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© Benoit PEYRUCQ / AFP/Archives
Croquis d'audience de Réda Kriket (g, 2e g et c) et d'Abderrahmane Ameuroud (haut d et bas d), le 8 mars 2021 à Paris
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Le procès en appel de Réda Kriket, accusé d'avoir projeté un attentat jihadiste meurtrier en France en 2016, s'est ouvert vendredi devant la cour d'assises spéciale de Paris.

En avril 2021, cet ex-délinquant multirécidiviste de 40 ans a été condamné à 24 ans de réclusion. Il est rejugé pendant près de cinq semaines, aux côtés de quatre autres accusés.

Chemise blanche et veste noire posée sur les épaules, Réda Kriket a décliné d'une voix claire son identité, avant de se rasseoir dans le box près des deux hommes avec lesquels il est soupçonné d'avoir formé le "trio opérationnel" d'une cellule jihadiste: Anis Bahri, 38 ans, et Abderrahmane Ameuroud, un vétéran du jihad afghan âgé de 44 ans.

En première instance, ils s'étaient eux aussi vu infliger 24 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

Le 24 mars 2016, deux jours après les attentats de Bruxelles, un arsenal de guerre avait été découvert dans un appartement que Réda Kriket louait sous un faux nom à Argenteuil (Val-d'Oise).

Réda Kriket a toujours contesté tout projet d'action violente. En première instance, il a soutenu avoir voulu commettre un braquage.

Une thèse exclue par la cour à l'issue du premier procès, en raison de l'ampleur de l'arsenal: un total de treize armes, dont cinq fusils d'assaut et un pistolet mitrailleur, une quantité de munitions, des explosifs, ainsi que des milliers de billes métalliques.

Ni la nature des attaques envisagées, ni les cibles, ni le "moment" n'ont pu être déterminés "avec précision", avait toutefois relevé la cour, insistant sur les "nombreuses zones d'ombre persistantes" du dossier.

Elle avait également considéré qu'"aucun élément ne (permettait) d'affirmer qu'il s'agissait d'un attentat directement projeté depuis la Syrie par l'organisation Etat islamique", comme le soutenait l'accusation.

L'enquête à tiroirs et aux ramifications européennes avait débuté en novembre 2015 avec l'interpellation en Turquie de deux hommes, sur le point de se rendre en Syrie selon les autorités.

Les enquêteurs étaient remontés jusqu'à Anis Bahri puis Réda Kriket, alors recherché en Belgique après une condamnation en son absence dans un dossier terroriste.

Deux autres hommes, accusés de soutien logistique, sont rejugés. L'un d'eux, acquitté en première instance, comparaît libre.

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