Mis à mal de toutes parts, Nicolas Sarkozy tente de riposter

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 29 septembre 2016 - 09:00
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Accusations, critiques, déboires judiciaire, sondages à la baisse: la semaine a été dure pour Nicolas Sarkozy.
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Livre de Patrick Buisson, financement libyen de sa campagne, affaires Bygmalion ou Bernard Squarcini: déjà mis à mal par sa sortie sur les "ancêtres gaulois", Nicolas Sarkozy a vu les embûches et les attaques se multiplier cette semaine. Des coups durs qui semblent déjà peser sur les sondages pour le candidat à la primaire de la droite, qui est passé mercredi à la contre-offensive.

Dure semaine pour Nicolas Sarkozy, confronté aux attaques de Patrick Buisson, à la mise en cause de deux ex-grands flics réputés proches de lui et à de nouveaux éléments dans l'enquête sur d'éventuels financements libyens, alors qu'il peine à rattraper son retard dans la primaire de la droite.

A moins de deux mois de cette compétition inédite à droite (20 et 27 novembre), l'ex-président voit les embûches s'accumuler, enrayant à ce stade une dynamique qui le mettait récemment au coude à coude, du moins au premier tour, avec son principal concurrent, Alain Juppé.

L'écart avec l'ex-Premier ministre se creuse à nouveau. S'il ne perd qu'un point dans la nouvelle enquête Kantar-Sofres-Onepoint (33% d'intentions de vote), et deux dans un sondage Ifop (31%), plus significative est la consolidation de l'avance que prend sur lui le maire de Bordeaux (+5 à 39% dans le premier sondage, stable à 35% dans le second).

M. Sarkozy paie-t-il ses récentes déclarations sur "nos ancêtres les Gaulois", son renvoi éventuel en correctionnelle dans l'affaire Bygmalion ou le livre au vitriol de son ex-conseiller de l'ombre, Patrick Buisson ? Autant d'hypothèses difficiles à mesurer.

Apparaissant combatif mercredi 28 au soir lors d'un meeting à Chantilly, (Oise), M. Sarkozy a prévenu qu'il ne se laisserait "pas impressionner par la moindre manœuvre, aussi grossière soit-elle", par "la bassesse, la calomnie et la trahison".

Exit pour l'ancien président les remous que pourraient causer le livre de M. Buisson, tombé en disgrâce. Dans La cause du peuple, le sulfureux politologue livre anecdotes et réflexions sur l'ancien président, assorties de phrases assassines qu'il aurait prononcées à l'égard de proches.

"Buisson est un maurassien qui a trahi en enregistrant un président de la République à son insu", réagit un proche de Sarkozy, la mine dégoûtée. "C'est un grand classique: le livre du conseiller qui ne l'est plus, qui assène des critiques avec autant d'affirmations invérifiables", a réagi l'eurodéputé Brice Hortefeux, ami de M. Sarkozy. "Ce qui vient du caniveau a vocation à finir dans une bouche d'égout", a balayé Christian Jacob, patron des députés LR.

Autre élément défavorable à M. Sarkozy: la mise en examen de l'un de ses proches, l'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, pour trafic d'influence et détournement de fonds publics. Un autre de ses proches, autre ex-grand flic, Christian Flaesch, a également été placé en garde-à-vue.

Pour ne rien arranger, Médiapart a révélé que le carnet d'un dignitaire libyen, mentionnant des versements pour la campagne de Sarkozy en 2007, était aux mains de la justice. Même si aucune preuve ne vient établir, jusqu'à présent, la véracité de ce carnet, l'accumulation de tous ces éléments peut plomber la candidature de M. Sarkozy, qui promettait fin août un effet de "blast" en sa faveur.

Sa récente sortie sur les "Gaulois" a cristallisé les critiques, au risque de mobiliser des sympathisants du centre, voire de la gauche, susceptibles d'être tentés d'aller voter à la primaire contre celui qui est surnommé depuis quelques jours "Sarkozix".

M. Juppé notamment a fustigé "la nullité des débats" en France ou l'obsession de la question identitaire, quand les Français se préoccupent surtout des luttes contre le chômage et le terrorisme.

"Quand on cherche à se faire élire avec les voix de la gauche, on se prépare à mener une politique qui donnera des gages à la gauche. Quand on fait de l’ambiguïté une stratégie électorale, on se prépare à une politique ambiguë", lui a répliqué M. Sarkozy à Chantilly, sans citer son nom.

Selon lui, "quand on prétend représenter le + juste milieu +, on se prépare aux petits arrangements, à mélanger un peu de gauche avec un peu de droite. Au fond, on prépare l’alternance molle. Je ne veux pas d’une alternance molle. Je ne veux pas d’une alternance marginale", a-t-il assuré.

 

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